Le chef de l’Armée de l’air indienne, l’Air Chief Marshal Amar Preet Singh, a dévoilé que l’Opération Sindoor a infligé des pertes importantes au Pakistan, notamment l’abattage de six avions, dont cinq chasseurs et un appareil de surveillance de haute valeur. Cette opération, visant les centres de commandement, radars et hangars à avions, a marqué une réponse concrète aux attaques précédentes, démontrant des succès tangibles face à l’adversaire.

Il s’agit de la première révélation majeure des forces indiennes sur l’ampleur des dégâts infligés au Pakistan lors de cette offensive.

Bengaluru. Lors de la 16e conférence Air Chief L M Katre à Bengaluru, le 9 août, le chef de l’État-Major de l’Armée de l’air indienne, l’Air Chief Marshal Amar Preet Singh, a annoncé que cinq appareils de la force aérienne pakistanaise ainsi qu’un avion AWACS avaient été abattus lors de l’Opération Sindoor.

Accompagnant ses déclarations de séquences vidéo, il a précisé que les cinq chasseurs sont des abattages confirmés, auxquels s’ajoute un large appareil, probable avion ELINT (renseignement électronique) ou AEW&C (alerte et contrôle aéroportés). Ces pertes ont été infligées à une distance d’environ 300 kilomètres, constituant selon lui la plus longue portée jamais enregistrée pour un tir surface-air de cette nature.

Le chef de l’armée de l’air a également évoqué les frappes contre l’aérodrome de Shahbaz à Jacobabad, détruit par les missiles indiens, où certains avions comme des F-16 ont subi des dommages.

Il a souligné que ces attaques indiennes ont été finement coordonnées, marquant une synchronisation parfaite entre les trois forces armées indiennes. L’Air Chief a aussi mis en avant la performance des systèmes de défense aérienne, notamment le système S-400, qu’il a qualifié de « game changer ». Grâce à sa portée, ce système a empêché les avions pakistanais de s’approcher suffisamment près pour utiliser leurs armes, notamment les bombes glide de longue portée.

En résumé, six avions pakistanais ont été abattus pendant l’opération, dont cinq chasseurs et un grand avion AWACS, dont la perte a porté un coup sévère à la puissance aérienne pakistanaise lors de l’attaque du 7 mai, en réplique aux attentats de Pahalgam.

Outre ces pertes en vol, l’Air Chief Marshal a confirmé que la force aérienne pakistanaise a également subi des dégâts au sol lors des frappes sur leurs bases aériennes, avec la destruction de hangars à Jacobabad et Bholari.

Dans ces installations, des F-16 américains sous maintenance ont été détruits, tandis qu’un autre avion AWACS est aussi soupçonné d’avoir été détruit à Bholari.

« Nous avons la confirmation d’au moins un AWACS dans ce hangar, et plusieurs F-16 en maintenance ont été détruits », a indiqué l’Air Chief Marshal.

La capacité des forces indiennes à infliger de tels dommages a contraint le Pakistan à envisager un cessez-le-feu, de peur de subir des pertes supplémentaires, a ajouté l’officier supérieur.

Les hostilités ont pris fin le 10 mai.

L’Air Chief Marshal Singh a également salué la volonté politique qui a permis aux forces armées de planifier et d’exécuter librement les opérations.

« Une des clés du succès fut la volonté politique claire. Nous avons reçu des consignes précises sans aucune restriction. Les limites que nous avons posées étaient auto-imposées. Nous avons décidé jusqu’où aller dans l’escalade, avec une liberté totale pour planifier et agir. Nos frappes étaient mesurées, témoignant d’une maturité dans notre approche », a-t-il affirmé.

Il a partagé des images satellites « avant et après » des cibles terroristes frappées le 7 mai, évoquant aussi des images fournies par les médias locaux qui ont permis d’accéder à des détails inédits. Cette transparence était essentielle pour convaincre après l’opération Balakot, où le manque de preuves tangibles avait suscité des doutes.

L’Inde avait visé neuf objectifs terroristes au Pakistan et dans la région du Cachemire occupé par le Pakistan (PoK) lors de l’opération Sindoor, éliminant plus d’une centaine de terroristes. Cette opération d’envergure a été lancée en réponse à la tragédie de Pahalgam, survenue le 22 avril, où 26 civils avaient été tués par des terroristes liés au Pakistan.