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Lors des Questions au Premier Ministre écossais, le leader du Parti travailliste écossais, Anas Sarwar, a poussé John Swinney à s’engager à ce que les futurs contrats publics concernant les ferries et les bus soient attribués aux chantiers et fabricants écossais plutôt qu’à l’étranger.

« Nous avons besoin d’une stratégie industrielle plus cohérente, qui consiste à construire ici en Écosse notre infrastructure vitale », a déclaré Sarwar.

« Cela signifie construire des bus en Écosse pour que les entreprises écossaises prospèrent, et construire des ferries en Écosse afin que les chantiers navals écossais se développent. Pourtant, sous le gouvernement du Parti national écossais, nous avons vu des bus pour l’Écosse fabriqués en Chine, tandis que les entreprises de bus écossaises peinent, et des ferries construits en Turquie et en Pologne alors que nos chantiers navals sont délaissés. »

Sarwar a opposé à cela l’engagement du Parti travailliste : « Je suis clair : un gouvernement travailliste écossais que je dirigerai construira les bus, les ferries et autres infrastructures cruciales ici en Écosse. »

En réponse, John Swinney a rappelé que le bilan du SNP devait être comparé à celui du Parti travailliste lorsqu’il était au pouvoir. « Lorsque le Parti travailliste dirigeait l’Exécutif écossais, il envoyait des contrats pour des ferries en Pologne et dans d’autres pays européens », a-t-il souligné, précisant qu’il soutenait la construction de ferries et de bus en Écosse et s’engageait à investir dans les compétences nécessaires pour y parvenir.

« Je suis entièrement favorable au développement des compétences pour que nous puissions réaliser cela, et je soutiens l’investissement pour y parvenir. C’est précisément ce que je faisais cette semaine — m’assurer que cela soit possible — et j’en suis fier pour le peuple écossais », a affirmé le Premier ministre écossais.

La réponse de Swinney a mis en lumière des décisions prises sous le gouvernement travailliste, avant l’instauration de la Stratégie nationale de construction navale et les investissements récents dans les chantiers écossais. Dans ce contexte, comparer avec des contrats passés plusieurs décennies plus tôt apparaît comme une défense inhabituelle. Il n’a toutefois pas donné de garantie explicite que les futurs contrats ne seraient pas attribués à l’étranger.

Ce débat intervient alors que la construction navale écossaise connaît un nouvel élan. Les grands programmes de la Royal Navy, comme les frégates Type 26 et Type 31, sont désormais centrés sur le Clyde et Rosyth, soutenus par la Stratégie nationale de construction navale du Royaume-Uni et les investissements industriels.