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Lors du cinquième jour de l’exercice annuel Han Kuang, l’armée taïwanaise a testé la capacité de ses unités blindées à poursuivre leurs opérations après une attaque chimique simulée. Ce scénario d’entraînement visait à évaluer la réactivité des troupes face à une contamination chimique en situation de conflit.

Dans ce contexte, des soldats de la zone de combat Est, couvrant les régions de Hualien et Taitung, se préparaient à renforcer une autre zone lorsque des infiltrés ont diffusé un agent chimique fictif. Cette situation a contraint les chars M60A3 ainsi que les véhicules blindés de transport de troupes CM21 à dévier de leur itinéraire initial pour passer par une station de décontamination sur le terrain.

Le personnel a également exercé les protocoles de traitement des victimes simulées et la décontamination chimique des soldats. Les unités spécialisées dans la guerre chimique ont monté la station de décontamination en environ 30 minutes.

Chaque véhicule a ensuite été soumis à un processus de décontamination en plusieurs étapes :

  • détection et marquage des zones contaminées,
  • nettoyage du châssis et des chenilles,
  • lavage à l’eau chaude,
  • application de produits neutralisants,
  • rinçage des équipements,
  • inspection finale.

Cette procédure, d’une durée inférieure à 10 minutes par engin, visait à déterminer si les équipements contaminés pouvaient être remis en service en toute sécurité, sans risque de propagation vers le personnel ou d’autres unités.

Préparer une invasion

Les manœuvres annuelles Han Kuang ont pour objectif de préparer les forces armées et la population civile à une éventuelle attaque, dans un contexte marqué par des déploiements quasi quotidiens d’avions militaires, de navires de guerre et de patrouilleurs chinois autour de l’île.

La Chine revendique la souveraineté sur Taïwan, une position refusée par Taipei. Cette année, les exercices Han Kuang explorent notamment la capacité de l’île à maintenir ses opérations dans le cadre d’un conflit prolongé.

Dans cette optique, Taïwan teste sa résilience industrielle en cas de dommages causés à ses installations clés. Les exercices prévoient notamment le transfert potentiel de la production de défense depuis l’arsenal militaire 202 à Taipei vers d’autres sites, ainsi que la mobilisation d’usines civiles pour la fabrication d’équipements militaires en situation d’urgence.

Par ailleurs, l’île se prépare également à un éventuel blocus susceptible d’entraver l’approvisionnement en énergie et autres ressources vitales. Les forces navales et les gardes-côtes effectueront des exercices de tir réel, patrouilleront les routes maritimes et escorteront les navires transportant des marchandises critiques.