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Hier, les pertes russes en personnel ont atteint leur troisième niveau le plus élevé depuis le début du conflit en Ukraine. Selon les services ukrainiens de sécurité (SBU), un train de marchandises russe transportant notamment du carburant a été détruit dans un tunnel situé à l’est de la Russie, coupant ainsi la seule voie ferrée reliant la Chine et la Corée du Nord au territoire russe. Ces pays sont des fournisseurs essentiels d’armes et de munitions pour la guerre.

Les pertes russes signalées hier sont massives, associées à des destructions matérielles importantes. D’après le rapport matinal de l’état-major ukrainien, l’armée russe a perdu 1 280 soldats, treize chars de combat, 32 véhicules de combat d’infanterie ou véhicules motorisés, 22 obusiers, deux systèmes d’artillerie à salve, deux systèmes antiaériens lourds, 38 véhicules de transport et un record de treize pièces d’équipement spécial.

En contrepartie, les forces russes auraient repris 25 hectares de terrain cultivé à l’est de Stepove, au nord d’Avdiivka, selon le site DeepstateMap.

La destruction du tunnel ferroviaire de Severomuïsski marque un coup stratégique important pour couper l’approvisionnement en armes et munitions depuis la Chine et la Corée du Nord vers la Russie. Ce tunnel a été détruit lors du passage d’un train chargé de carburant et de matières explosives. Le feu dans un tunnel compromet gravement sa structure et rend les opérations de dégagement particulièrement difficiles.

La Corée du Nord est connue pour fournir une part significative de l’armement utilisé par la Russie sur le front ukrainien, ce qui rend cette attaque particulièrement impactante, même si aucune confirmation officielle n’a encore été publiée.

Des rapports non confirmés indiquent également la destruction d’un autre train sur la voie ferrée sibérienne en Bouriatie, potentiellement sur un pont.

En parallèle, la Russie a diffusé une vidéo prétendant avoir détruit un avion ukrainien Su-25 à l’aide d’un drone Lancet. Cependant, l’analyse des images montre très probablement qu’il s’agit d’un leurre. L’absence d’explosion secondaire liée au carburant et certains détails techniques tels que la disposition des moteurs indiquent un modèle factice. Ce type de leurres est une tactique bien connue des forces ukrainiennes, destinées à tromper l’adversaire.

Enfin, la situation sur le front s’illustre aussi par le courage individuel : hier a été célébré à la mémoire de Johan « Swede » Fredriksson, un soldat suédois tombé en défendant l’Ukraine. Sa famille, ses amis et ses camarades ont honoré son sacrifice. Johan est mort en défendant non seulement l’indépendance, la démocratie et la liberté ukrainiennes, mais également les valeurs démocratiques de toute l’Europe.

La guerre en Ukraine nécessite un soutien occidental accru, tant en matériel qu’en intervention directe, conformément au droit international, pour pouvoir mettre fin au conflit dans les prochaines années.

Par ailleurs, selon une information relayée par l’agence AP, Vladimir Poutine a signé un décret visant à augmenter les effectifs de l’armée russe de 15 %, soit environ 170 000 soldats supplémentaires. Cette décision s’inscrit dans la logique russe d’affronter ce qu’elle qualifie de « menaces imaginaires » et de contrer ce qu’elle perçoit comme une « activité agressive de l’OTAN ». Ce renforcement correspond aux analyses prévoyant l’aptitude de la Russie à ouvrir un second front dans la région de la mer Baltique d’ici six à huit ans.

La détermination russe reste intacte, la perte de vies humaines est minimisée, ce qui complexifie la situation globale sur le terrain.

Slava Ukraini ! Heroiam slava ! Razom, do peremohi !