Dans une intensification de ses frappes, l’Ukraine a ciblé deux importantes raffineries russes situées à Bashkortostan et dans le kraï de Krasnodar. Parallèlement, onze navires russes supplémentaires ont été neutralisés dans la mer d’Azov, renforçant la pression sur les capacités logistiques de la Russie.
Sur le terrain, la Russie mène de nombreuses petites offensives terrestres, échangeant des pertes massives contre des gains territoriaux limités, tandis que la guerre par drones empêche toute opération d’envergure. Les forces russes continuent à bombarder les civils ukrainiens, notamment avec des missiles balistiques contre lesquels l’Ukraine manque encore de systèmes de défense aérienne suffisants. Les frappes russes se concentrent notamment sur des points stratégiques proches des lignes de front comme Kramatorsk, Kharkiv, Soumy et Zaporijjia, ciblant également des stations-service de première ligne.
De son côté, l’Ukraine mène une campagne systématique de bombardements contre l’industrie pétrolière, les infrastructures militaires et logistiques russes, visant à paralyser l’économie de la Fédération de Russie. Cette campagne a abouti à la coupure effective de la péninsule de Crimée et à une pénurie de carburant affectant l’ensemble du territoire russe. Depuis 40 jours, Kiev concentre ses efforts sur la paralysie du trafic maritime côtier en mer d’Azov et sur les routes terrestres menant à la Crimée.
La Russie fait face à des difficultés de recrutement pour compenser ses pertes, alimentant les rumeurs d’une mobilisation prochaine à l’automne. Cependant, cette mobilisation risque d’accroître les exodes de population, la pénurie de main-d’œuvre et la défiance envers le régime de Vladimir Poutine, sans apporter de renforts significatifs sur le terrain.
Alors que les soldats russes sont envoyés en masse dans des assauts meurtriers face aux défenses ukrainiennes, Kiev privilégie la survie de ses mobilisés et concentre ses attaques sur des unités d’assaut spécialisées.
Sur le plan diplomatique, les opérations d’influence russes continuent d’intensifier leurs efforts pour affaiblir le soutien occidental à l’Ukraine.
Dans la nuit, deux raffineries russes ont été frappées par des frappes ukrainiennes. La première, située à Salavat dans la république de Bashkortostan, dispose d’une capacité de traitement de 7,2 millions de tonnes de pétrole par an et se trouve à environ 1 500 km de la frontière ukrainienne. La seconde, la raffinerie Afipskiy dans le kraï de Krasnodar, traite environ 6,25 millions de barils par jour, ce qui en fait une installation clé dans le sud de la Russie.
Des images circulant sur les réseaux montrent l’ampleur des incendies provoqués sur ces sites stratégiques, notamment à Afipskiy et Salavat.
Simultanément, l’Ukraine a détruit onze navires russes dans la mer d’Azov, dont cinq pétroliers, cinq vraquiers et un remorqueur, portant le total des pertes russes dans cette campagne maritime à 116 unités. Certains de ces navires semblent avoir tenté de se protéger contre des drones d’attaque par des renforts métalliques sur leurs structures, mais ces mesures sont probablement insuffisantes. L’Ukraine pourrait revoir ses tactiques pour attaquer ces navires à plusieurs reprises, frappant parfois directement la salle des machines.
| Date | Nombre de navires détruits |
|---|---|
| 6 juillet 2026 | 2 |
| 7 juillet 2026 | 12 |
| 8 juillet 2026 | 7 |
| 9 juillet 2026 | 15 |
| 10 juillet 2026 | 13 |
| 11 juillet 2026 | 28 |
| 12 juillet 2026 | 14 |
| 13 juillet 2026 | 11 |
En termes de défense aérienne, des systèmes Patriot fournis par la Pologne seraient déjà déployés en Ukraine, contribuant à l’interception de cinq missiles balistiques russes la nuit dernière sur un total de huit. Ces informations correspondent aux rumeurs selon lesquelles cinq missiles PAC-3 avaient été livrés récemment.
Par ailleurs, le projet TrophyLab, qui publie des données détaillées sur le matériel militaire russe saisi par l’Ukraine, a reçu plus de 300 demandes d’accès, principalement de la part d’entreprises de défense étrangères alliées, démontrant l’intérêt stratégique porté à ce programme par la communauté internationale.
Sur le front de terrain, l’armée ukrainienne a libéré six localités dans la région de Dnipropetrovsk, avec des avancées jusqu’à 25 km en profondeur, couvrant une zone d’environ 126 km². Cette progression pourrait précipiter la sortie totale des forces russes de cette région symboliquement importante.
Dans un contexte politique régional voisin, le parlement hongrois a voté la destitution du président, proche de l’ancien premier ministre Viktor Orbán, marqué par une gouvernance autoritaire et corrompue. Cette décision ouvre la voie à un procès et accentue la dynamique de changement politique en Hongrie, tandis que Budapest coordonne avec Kiev la tenue prochaine d’un sommet entre Volodymyr Zelensky et le premier ministre hongrois.
Enfin, lors de la fête nationale française, deux Mirage 2000 ukrainiens ont participé à la parade aérienne à Paris, symbolisant la solidarité européenne avec l’Ukraine.
Razom do peremohi ! (Ensemble vers la victoire !)