Le 28 février, vers 9h45 heure locale iranienne (1h15 EST), des missiles, drones et avions de combat israéliens et américains ont commencé à frapper plusieurs cibles en Iran. Cette opération coordonnée vise à affaiblir l’infrastructure militaire et les réseaux de défense aérienne iraniens.
Menée sous les noms de code israélien Opération Lion Rugissant et américain Opération Fureur Épique, cette campagne conjointe emploie des armes de précision à longue portée, des systèmes sans pilote et des avions de chasse.
Les frappes ont ciblé divers sites en Iran pour saper le système intégré de défense aérienne, réduisant ainsi la capacité iranienne à menacer les aéronefs alliés opérant dans la région. Les premiers bilans opérationnels montrent que les forces israéliennes et américaines ont établi une supériorité aérienne locale significative, même si les défenses iraniennes n’ont pas été complètement neutralisées.
Depuis le début de l’opération, les unités de défense aérienne iraniennes n’ont pas réussi à abattre d’appareils pilotés israéliens ou américains. En revanche, plusieurs drones utilisés lors de la campagne ont été détruits par le feu anti-aérien iranien.
Le suivi open source des combats révèle qu’Israël a perdu plusieurs drones. Selon Elmustek, spécialiste OSINT, l’analyse d’images et de vidéos publiées confirme la destruction d’au moins huit drones israéliens au 8 mars.
Ces pertes concernent trois drones IAI Heron, quatre systèmes Elbit Hermes 900, ainsi qu’un autre aéronef sans pilote non identifié, d’après l’évaluation OSINT.
Les Heron et Hermes 900 représentent les principaux drones israéliens de reconnaissance et d’attaque longue endurance. Ils sont largement utilisés pour des missions de renseignement, de surveillance et d’attaques de précision, opérant souvent à haute altitude avec un large rayon d’action.
Le Heron, produit par Israel Aerospace Industries, peut rester en vol plus de 24 heures et est conçu pour des missions de renseignement longue portée. L’Hermes 900 est également conçu pour une surveillance continue et peut être armé de munitions guidées selon la mission.
La destruction de plusieurs drones indique que certaines composantes des défenses anti-aériennes iraniennes restent opérationnelles malgré les attaques répétés contre les radars, batteries de missiles et infrastructures de commandement.
Les forces américaines ont également enregistré des pertes. Trois drones MQ-9 Reaper ont été détruits durant la campagne, selon diverses sources open source.
Le MQ-9 Reaper est un drone à longue autonomie utilisé par l’armée américaine pour des missions de renseignement, surveillance et frappes de précision. Il opère généralement à moyenne altitude et transporte capteurs, missiles guidés et bombes laser.
Par ailleurs, les États-Unis ont perdu trois chasseurs F-15E Strike Eagle, bien que cet incident soit survenu hors du territoire iranien. Les appareils ont été abattus lors d’un tir ami dans le ciel du Koweït, au cours d’une opération défensive face à des attaques de drones iraniens sur des bases militaires régionales.
Ces F-15E intervenaient pour intercepter des drones iraniens s’approchant de bases utilisées par les forces américaines lorsque l’incident a eu lieu.
Malgré ces pertes, les premières évaluations indiquent que la campagne conjointe a atteint ses objectifs opérationnels, notamment la suppression partielle des capacités de défense aérienne iraniennes. Les alliés maintiennent des opérations aériennes dans la région sans perte confirmée d’appareils pilotés du fait des systèmes sol-air iraniens.
Cependant, certains analystes soulignent la complexité persistante de la situation. Tyler Rogoway, rédacteur en chef de The War Zone, a précisé que, malgré l’ampleur des frappes israéliennes et américaines, la défense aérienne iranienne n’a pas été totalement neutralisée. « Il n’y a pas de domination aérienne totale sur l’ensemble de l’Iran. Pas même proche », a-t-il écrit, insistant que, bien qu’une supériorité aérienne localized ait peut-être été atteinte, des pans entiers du réseau de défense iranien restent actifs.
Les systèmes modernes de défense aérienne intégrée reposent sur des réseaux radar en couches, des centres de commandement et plusieurs types de missiles pour détecter et intercepter avions, drones et missiles de croisière. Les campagnes visant à neutraliser ces réseaux débutent généralement par des frappes larges sur les radars et bases de lancement, suivies de pressions continues via drones et armes à distance.
Les opérations israéliennes et américaines semblent suivre ce schéma, combinant frappes missiles longue portée avec surveillance constante par drones et avions de chasse.
