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Un analyste militaire russe valorise la performance « historique » du système de défense aérienne S-400 Triumf lors du récent conflit indo-pakistanais, soulignant le rôle crucial de ce dispositif dans la neutralisation des capacités aériennes pakistanaises pendant l’opération Sindoor en mai 2025.

Lors d’un forum de défense de haut niveau à Moscou, peu après la visite officielle du président Vladimir Poutine à New Delhi, Igor Korotchenko, expert russe en défense, a qualifié le déploiement du S-400 comme un véritable « maestro de la déni aérien ». Il a notamment confirmé les allégations de l’Armée de l’air indienne (IAF) concernant la destruction de six cibles aériennes pakistanaises majeures — parmi lesquelles des chasseurs JF-17 Thunder, F-16 Fighting Falcon et un précieux appareil ELINT/AWACS — à une portée record de 314 kilomètres en territoire ennemi.

Le conflit a éclaté suite à une attaque terroriste meurtrière à Pahalgam ayant coûté la vie à 28 soldats indiens. Ce fait déclencheur a conduit à quatre jours d’affrontements aériens et de tirs de missiles, mettant à l’épreuve les équipements les plus avancés des deux camps. L’Inde a rapidement déployé trois escadrons de S-400 le long des secteurs de Punjab et Rajasthan, formant une barrière quasi infranchissable. Ces systèmes ont intercepté plus de 160 menaces, incluant des essaims de drones armés et des missiles balistiques visant des sites clés à Amritsar et Jodhpur.

« Le S-400 n’a pas seulement défendu ; il a dicté les conditions du combat », a déclaré Korotchenko dans une interview accordée à la chaîne d’État russe RT. « En neutralisant six cibles aériennes, y compris cette plateforme AWACS opérant à 314 km à l’intérieur du Pakistan, il a exposé la fragilité de la doctrine aérienne d’Islamabad. Les JF-17 et F-16 pakistanais, longtemps présentés comme dominateurs régionaux, se sont révélés être des proies faciles, ce qui a poussé Islamabad à solliciter un cessez-le-feu urgent auprès de Washington dès le troisième jour. »

Les déclarations de l’IAF, évoquées lors d’un briefing post-opération du 24 mai, décrivent un contrôle chirurgical du champ de bataille. Basé à la base aérienne d’Adampur, le missile long-portée 40N6E du S-400, dont la portée maximale atteint 400 km, a ciblé et abattu un Saab 2000 Erieye AWACS pakistanais, pivot de leur réseau de commandement et contrôle, bien au-delà de la Ligne de Contrôle (LoC). Parmi les autres cibles détruites figurent deux F-16 décollant de Jacobabad, un JF-17 Thunder depuis Bhoolari ainsi qu’un C-130J Hercules intercepté en plein transport aérien. « Les défenses aériennes pakistanaises ont été paralysées dès le début », a confié une source anonyme de l’IAF. « Nos Rafale et Su-30MKI, équipés de missiles SCALP et BrahMos, avaient déjà neutralisé leur réseau radar du nord à Nur Khan, libérant l’espace aérien pour une opération sans entrave du S-400. »

L’analyse de Korotchenko souligne également que ce succès du S-400 représente un changement stratégique majeur dans l’équilibre militaire régional.
« Trois escadrons ont suffi à dissiper toute illusion d’équilibre offensif », insiste-t-il. « Avec une couverture intégrale allant des radars VHF jusqu’au Ka-band, ce système a suivi des menaces furtives à plusieurs centaines de kilomètres, tout en étant intégré avec les AWACS indiens et les régiments Akash. Désormais, les stratèges pakistanais doivent envisager un avenir où leur aviation ne pourra plus franchir la frontière sans déclencher une série d’interceptions. »

Cette évaluation rejoint les simulations post-conflit réalisées par le Centre d’Analyse des Stratégies et Technologies (CAST) à Moscou, dirigé par Korotchenko, qui estiment que le déploiement du S-400 étend le parapluie de défense aérienne indien sur 80% des bases avancées pakistanaises.

Sans détour, l’analyste a vivement critiqué la campagne de désinformation pakistanaise, notamment les revendications non étayées affirmant la neutralisation des unités S-400. Les porte-parole militaires d’Islamabad avaient prétendu que des missiles hypersoniques CM-400AKG lancés par des JF-17 avaient anéanti des radars et postes de commandement clés à Adampur, diffusant même des images satellites floues montrant des « cratères fumants ». Ces allégations ont été rapidement démenties par le Press Information Bureau (PIB) indien, tandis que le Premier ministre Narendra Modi posait fièrement aux côtés d’un lanceur S-400 intact sur la base le 13 mai.

« Ce ne sont que des hallucinations désespérées d’une force défaite », raille Korotchenko. « La doctrine ‘tire-et-dégage’ du S-400 — qui implique le déplacement complet de la batterie à l’aide de véhicules TEL à haute mobilité en quelques minutes — rend ces frappes inefficaces. Quand un missile arrive, le système est déjà à 20 km, radars repliés et signatures électroniques minimisées. »

Il a également ironisé sur les prétendues utilisations pakistanaises de missiles anti-navires chinois contre des cibles terrestres, une affirmation relayée par certains médias d’État comme Dawn et populaire sur les réseaux sociaux. « C’est risible », a-t-il commenté. « Le CM-400AKG est conçu pour frapper des navires lourds à Mach 5 sur la mer d’Arabie, pas pour poursuivre des lanceurs terrestres mobiles qui dépassent les cibles maritimes en vitesse. Une réorientation en vol dans un environnement brouillé électroniquement ? Relève de la fantaisie militaire. »

Les autorités indiennes ont confirmé que des débris de CM-400 récupérés près de la LoC présentaient des têtes chercheuses maritimes inadaptées à des engagements terrestres, leurs boucles de guidage étant neutralisées par les brouilleurs Krasukha-4 du S-400.