Un ancien scientifique du BrahMos révèle le développement du SLBM K-6 par le DRDO avec une portée de 8000 km

Un ancien scientifique du programme BrahMos dévoile le développement du missile balistique lancé par sous-marin K-6 par le DRDO, avec une portée estimée à 8 000 km.

Selon les déclarations d’un ancien expert impliqué dans le projet BrahMos, l’Organisation de Recherche et Développement pour la Défense indienne (DRDO) travaille actuellement sur un nouveau missile balistique lancé depuis un sous-marin (SLBM) baptisé K-6. Ce missile disposerait d’une portée d’environ 8 000 kilomètres, ce qui représente une avancée significative dans les capacités stratégiques indiennes.

Le développement du K-6 s’inscrit dans la volonté de renforcer la triade nucléaire de l’Inde. En complément des capacités terrestres et aériennes, le volet maritime, via les SLBM, permet une deuxième frappe crédible grâce à la furtivité et à la mobilité des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE). Avec ce nouveau missile, New Delhi vise à étendre la portée de ses forces de dissuasion en haute mer pour couvrir davantage de zones géopolitiques stratégiques.

Le K-6 serait conçu pour être embarqué sur les futurs sous-marins de classe Arihant et les nouvelles générations de SNLE en cours de développement. Sa portée de 8 000 km dépasserait largement celle des SLBM actuels des forces indiennes, renforçant ainsi la posture de défense et de dissuasion du pays face à ses rivaux régionaux et mondiaux.

Cette progression technologique intervient dans un contexte où plusieurs grandes puissances investissent dans la modernisation de leurs capacités nucléaires stratégiques, en particulier dans le domaine sous-marin. La course à la supériorité maritime souligne l’importance croissante des SLBM en tant que composante essentielle des forces nucléaires stratégiques.

Le DRDO n’a pas encore communiqué officiellement sur ce projet, mais les informations issues de sources proches du programme confirment l’existence de travaux avancés sur le missile K-6. Ce projet reflète la volonté de l’Inde de maîtriser davantage ses technologies stratégiques et de consolider son statut de puissance nucléaire majeure sur la scène internationale.