Le Pentagone a annoncé jeudi que les États-Unis ont abattu un drone turc armé à proximité de leurs troupes en Syrie, marquant ainsi la première interception par Washington d’un aéronef appartenant à un allié de l’OTAN.
Le général de brigade de l’US Air Force Patrick Ryder, porte-parole du Pentagone, a qualifié cet incident « d’heureux événement malheureux » et a expliqué que les forces américaines ont dû se réfugier dans des bunkers alors que la Turquie menait des frappes aériennes dans les environs.
Tant le secrétaire à la Défense, Lloyd Austin, que le tout nouveau président des chefs d’état-major interarmées, le général CQ Brown, ont rapidement échangé avec leurs homologues turcs après l’incident. Ils ont souligné l’importance de la relation entre les États-Unis et la Turquie, tout en insistant sur la nécessité d’éviter que de tels événements ne se reproduisent, afin de protéger les personnels américains.
« La décision d’intercepter un drone armé d’un allié a résulté d’une analyse minutieuse et du droit naturel à l’autodéfense, afin de prendre les mesures nécessaires à la protection des forces américaines », a précisé Patrick Ryder. Il a ajouté : « Nous n’avons aucune indication que la Turquie visait délibérément les forces américaines ».
Un responsable du ministère turc de la Défense a déclaré que le drone abattu n’appartenait pas aux forces armées turques, sans en révéler la propriété, selon un reportage de l’agence Reuters.
De plus, une source sécuritaire turque a indiqué que l’Agence nationale de renseignement turque (MIT) aurait mené des frappes en Syrie visant des cibles kurdes en représailles à une récente attaque à la bombe qui avait eu lieu à Ankara le week-end dernier.