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Le destroyer britannique HMS Duncan a réalisé un exercice de tirs en conditions réelles lors de sa mission Arctic Sentry, marquant à cette occasion l’anniversaire de la création de la branche ingénierie de la Royal Navy en mettant à l’épreuve le travail de ses ingénieurs armes.

Le destroyer de type 45 a partagé des images de cet exercice de tir sur les réseaux sociaux, montrant ses canons en action et des obus tombant autour d’une cible gonflable d’entraînement surnommée dans la flotte « la tomate tueuse », flottant sur une mer grise. « Chaque tir commence bien avant que la détente ne soit pressée. À l’occasion de l’anniversaire de la fondation de la branche ingénierie de la Royal Navy, cette journée est un rappel du rôle joué par nos ingénieurs armes dans la capacité opérationnelle en mer. Fier de l’équipe qui maintient le HMS Duncan prêt au combat », a publié le navire sur X.

Cette publication souligne qu’avant même le départ d’un obus, chaque arme opérationnelle à bord d’un navire militaire est le fruit d’un travail souvent méconnu de nombreux techniciens : ceux qui testent les circuits, graissent les affûts, gèrent les magasins d’armes situés en soute, etc. Le choix de l’anniversaire de la branche ingénierie a été l’occasion de mettre en lumière ce personnel souvent éclipsé au profit de l’opérateur qui appuie sur la gâchette.

Ce rappel est d’autant plus pertinent en cette semaine où il est important de souligner que les exercices de tir restent une preuve concrète de la formation et de la préparation opérationnelle de la flotte.

Le HMS Duncan, sixième et dernier destroyer de type 45 construit, est engagé dans l’opération Arctic Sentry de l’OTAN visant à sécuriser le Grand Nord. Son système de défense aérienne Sea Viper, conçu pour cette classe, constitue son principal atout en protégeant la force contre les menaces aériennes et les missiles. Ses canons permettent de gérer les menaces à plus courte distance, avec un canon principal de 114 mm (4,5 pouces), des pièces de 30 mm de petit calibre ainsi que des systèmes de défense rapprochée pour les menaces de surface et aériennes. Des exercices comme celui-ci sont essentiels pour maintenir à jour les compétences des équipages de canons, du centre opérations et des équipes de maintenance sur des armes nécessitant une pratique régulière en conditions réelles.

Reconnaissons-le, cet exercice, aussi important soit-il en termes de préparation, est un événement mineur et routinier. Les navires de guerre s’entraînent régulièrement à tirer, et certains pourraient juger superflu d’en rendre compte. Pourtant, il est primordial de le faire. Alors que l’attention médiatique, y compris la nôtre, se concentre souvent sur le retrait de navires, les difficultés d’entretien ou les lacunes capacitaires, on oublie trop facilement que la flotte reste active, effectuant sans relâche ces exercices indispensables pour maintenir ses capacités opérationnelles.

Un navire britannique tirant en entraînement n’est pas un événement spectaculaire, mais c’est le cœur même de la mission d’une marine qui vise à rester une force de combat efficace, et c’est précisément cela que nous nous engageons à couvrir.

Cette mission s’inscrit dans une période très active pour la Royal Navy dans le nord, qui commande depuis le début du mois la Force d’Intervention Alliée Maritime de l’OTAN. Le HMS Prince of Wales a récemment assuré la police aérienne de l’OTAN depuis la mer de Norvège, où ses F-35 ont intercepté des avions russes de longue portée, tandis que la présence du Duncan dans le Grand Nord complète cet engagement par une capacité renforcée de défense aérienne.