Des images circulant en ligne montreraient la destruction d’un avion de surveillance américain E-3G Sentry, après une attaque iranienne impliquant missiles et drones sur la base aérienne Prince Sultan en Arabie Saoudite.

L’appareil, identifié dans des sources ouvertes comme appartenant au 552e Air Control Wing, semble avoir subi d’importants dégâts concentrés à l’arrière du fuselage, là où se trouve le radôme du radar et les systèmes de surveillance associés. Cette section intègre des composants essentiels du radar AN/APY-2, cœur du rôle de commandement et contrôle aérien de l’E-3.
En cas de confirmation, cette perte représenterait un coup significatif porté à un actif de renseignement et de gestion de bataille à haute valeur stratégique.
L’appareil
Le Boeing E-3 Sentry est un avion américain d’alerte avancée et de commandement (AEW&C), développé par Boeing et souvent désigné sous le sigle AWACS. Basé sur le fuselage du Boeing 707, il offre une capacité de surveillance, de commandement, de contrôle et de communication toutes conditions météorologiques. L’E-3 est utilisé par l’US Air Force, l’OTAN, la France, l’Arabie Saoudite et le Chili. La Royal Air Force a retiré sa flotte en 2021. En tout, 68 exemplaires ont été construits entre 1977 et 1992.

La mission principale de l’E-3 est d’apporter une connaissance de situation en temps réel ainsi qu’un pilotage de la bataille. Il appuie les opérations interarmées et alliées en détectant, identifiant et suivant les menaces aériennes et maritimes, tout en coordonnant les forces amies. Il assure une alerte précoce face aux activités ennemies et assiste les commandants dans la direction des opérations aériennes incluant interception, reconnaissance, transport aérien et appui aérien rapproché.
Une caractéristique distinctive de l’E-3 est son radôme rotatif installé au-dessus du fuselage. Ce système permet une surveillance étendue sur terre comme en mer, avec la capacité de détecter des cibles à longue portée, même celles volant à basse altitude. Des systèmes d’identification intégrés permettent la distinction entre forces amies et ennemies, tandis que des calculateurs traitent et affichent les données à l’équipage de mission pour faciliter la prise de décision opérationnelle.
L’appareil embarque un équipage de quatre pilotes et une équipe de mission généralement composée de 13 à 19 membres. Propulsé par quatre turboréacteurs, il atteint une vitesse maximale d’environ 460 nœuds et dispose d’une autonomie de l’ordre de 4 000 milles nautiques. Son endurance dépasse huit heures sans ravitaillement, pouvant être prolongée par ravitaillement en vol ou par l’emploi de variantes moteurs plus performantes.
