Un drone turc Anka-S a été abattu au-dessus de la Syrie, suscitant de nombreuses spéculations sur son origine et les circonstances de son interception. Des images partagées sur Telegram montrent un fuselage déchiré et les restes de son électronique embarquée.
Selon plusieurs sources non officielles, un avion de chasse F-35A de l’US Air Force serait à l’origine de l’abattage de ce drone turc. Ces informations, reprises par différents comptes sur les réseaux sociaux début octobre 2023, indiquent que le drone Anka-S aurait été détruit après s’être approché d’une base américaine située dans le nord-est de la Syrie.
Une première hypothèse, évoquée par le compte International Defense Analysis, avance que le drone turc a été intercepté par le 421e escadron de chasse américain, équipé de F-35A, utilisant un missile air-air AIM-120 AMRAAM. Une autre source, Politic Türk, corrobore cette piste sans toutefois fournir de preuves formelles ni préciser ses sources.
Cependant, aucune confirmation officielle n’a été émise jusqu’à présent par les autorités turques, américaines ou syriennes concernant cet incident. Les déclarations sur les médias sociaux restent donc spéculatives dans l’attente d’une vérification officielle.
Contexte opérationnel : L’armée turque mène actuellement des opérations intensives dans le nord de la Syrie, ciblant principalement les positions de l’organisation PKK/YPG, qualifiée de terroriste par Ankara. Ces frappes aériennes impliquent de nombreux drones de combat turcs (UCAV), dont l’Anka-S, qui interviennent contre des camps et ateliers utilisés par ces groupes.
Plusieurs opérations récentes ont été rapportées :
- Amude : destruction d’un camp du PKK/YPG, neutralisant au moins neuf membres.
- Région de Kuwadieh : attaques sur les positions du PKK/YPG.
- Misherfe : frappe aérienne contre un camp d’activités terroristes.
- À proximité d’une base américaine : frappe d’un véhicule transportant des membres du PKK/YPG à environ 700 mètres de la base.
- Aïn al-Arab : destruction d’un atelier de réparation lié aux terroristes.
- Stations pétrolières syriennes : attaques contre des installations utilisées pour le ravitaillement illégal en pétrole.
La guerre civile syrienne, qui perdure depuis plus de dix ans, reste un conflit complexe et internationalisé. Les Forces démocratiques syriennes (FDS), soutenues notamment par les États-Unis, s’opposent à l’armée syrienne loyaliste armée par la Russie, seule puissance officiellement invitée par Damas.
En 2017, les États-Unis ont mené des frappes importantes en Syrie en représailles à une attaque chimique attribuée au régime de Bachar el-Assad, accusation rejetée par la Syrie et la Russie. Sous la présidence Donald Trump, Washington a retiré une grande partie de ses troupes, tout en maintenant une présence limitée autour des champs pétroliers pour éviter leur prise par l’État islamique.
Ce vide a favorisé l’activisme turc sur sa frontière sud. Ankara précise que ses opérations visent à établir une zone tampon sécurisée d’environ 30 kilomètres de profondeur dans le nord de la Syrie, destinée à neutraliser les menaces posées par les Kurdes et le PKK, que la Turquie considère comme des groupes terroristes.