Un homme de 26 ans originaire de Cleethorpes a été condamné à 15 ans de prison pour avoir diffusé de la propagande terroriste et encouragé des actes terroristes, notamment en partageant des contenus violents de Daesh.

Mohammed Mahfuz Ahmed, résidant à Crowhill Avenue, a été reconnu coupable en février dernier devant la cour de Sheffield d’une accusation d’« encouragement au terrorisme » en vertu de l’article 1 de la loi contre le terrorisme de 2006, ainsi que de quatre chefs de diffusion de publications terroristes selon l’article 2 de la même loi.

Le 16 juillet, il a été condamné à une peine de 10 ans de réclusion, suivie de 5 années sous surveillance judiciaire. À sa sortie de prison, Ahmed sera également soumis à une ordonnance de prévention des crimes graves pendant 5 ans ainsi qu’à une obligation de notification au titre de la législation anti-terroriste pendant 30 ans.

Cette affaire fait suite à une enquête menée par les services de lutte antiterroriste du Nord-Est de l’Angleterre. La police a arrêté Ahmed le 18 avril 2024. Une perquisition à son domicile a permis de saisir un important volume de contenus terroristes, comprenant notamment de la propagande officielle de Daesh et des magazines faisant la promotion du jihad violent. Les enquêteurs ont décrit l’accusé comme animé d’une « mentalité extrémiste profondément enracinée » et d’une volonté délibérée de diffuser massivement de tels matériaux sur internet.

Selon les autorités, Ahmed utilisait cinq comptes différents sur les réseaux sociaux pendant une période de cinq mois. Il rassemblait plus de 1 300 abonnés et obtenait plus de 14 000 « likes ». Après avoir été banni de plusieurs plateformes, il créait de nouveaux comptes et incitait même d’autres personnes à diffuser ses contenus à sa place. Ses publications comportaient des appels à la violence, des images choquantes ainsi que des commentaires personnels encourageant les internautes à « répondre à l’appel ».

Le chef de la police antiterroriste du Nord-Est, le surintendant en chef James Dunkerley, a déclaré : « Ahmed a fait preuve d’une persistance et d’une détermination remarquable pour atteindre le plus grand nombre possible de personnes avec ses messages, qui comportaient souvent des contenus graphiques et glorifiaient les actes terroristes. Il a déployé des efforts considérables pour rechercher et partager des matériels difficilement trouvables sur les plateformes grand public, utilisant des hashtags pour toucher un public plus large et encourager plus d’abonnés. »

« L’impact potentiel de ses actions ne doit pas être sous-estimé. En partageant la propagande de Daesh, il a soutenu leur cause et étendu intentionnellement la portée et l’influence de leur idéologie. »

Les autorités ont appelé le public à signaler tout contenu extrémiste rencontré en ligne, rappelant que le partage de tels contenus n’est pas un acte sans conséquences et peut encourager d’autres à commettre des actes de violence.