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Le gouvernement suédois a annoncé l’envoi de son vingt-et-unième paquet d’aide militaire à l’Ukraine, d’une valeur record proche de 1,3 milliard d’euros (12,9 milliards de couronnes suédoises).

Une part importante de ce soutien est dédiée au renforcement des capacités de défense antiaérienne ukrainiennes, avec notamment des systèmes neufs d’artillerie et de missiles sol-air, des missiles air-air, des équipements de guerre électronique, ainsi que divers capteurs et systèmes de commandement. L’objectif est de protéger des zones étendues contre les menaces aériennes, en particulier les infrastructures civiles et militaires.

Environ 3 milliards de couronnes sont alloués à la fourniture de munitions, à la formation et à la logistique. Ce volet comprend des projectiles d’artillerie longue portée (probablement les obus Excalibur de Bofors bien que cela ne soit pas explicitement mentionné), des munitions de canons automatiques de calibre 40 mm, utilisées notamment par les véhicules de combat Stridsfordon 90 et les systèmes antiaériens Tridon, ainsi que des munitions pour lance-grenades de calibre 120 mm. La Suède envoie également des lance-grenades depuis ses propres stocks et envisage des remplacements pour son usage propre.

Plus de 5,6 milliards de couronnes sont consacrés à l’acquisition et au développement de nouveaux systèmes, incluant notamment des drones armés à longue portée ainsi que du matériel de défense américain acquis via l’initiative Purl.

Le soutien comprend aussi des services fournis par l’Agence suédoise de recherche pour la défense (FOI), notamment des capacités avancées de détection des armes nucléaires. Cette aide a déjà été mise en œuvre :

« Le paquet de soutien inclut également des services de l’Agence suédoise de recherche pour la défense. Celle-ci peut continuer à améliorer la capacité ukrainienne de détection des armes nucléaires et contribuer à actualiser les algorithmes des systèmes de surveillance. »

Cette compétence est particulièrement notable : la manipulation d’armes nucléaires laisse des traces sous forme de rayonnements ionisants, bien que présents à des niveaux sûrs, permettant de détecter si elles sont sorties de leurs stockages. La reconnaissance officielle de cette capacité est intéressante. Par analogy, les États-Unis exploitent à ce titre l’appareil Constant Phoenix.

Slava Ukraini ! Heroiam slava ! Razom do peremohi ! Smert voroham !

Actualités sur le terrain :

15h45 : Des photos publiées montrent les restes d’un BK-16 Raptor, une copie pirate russe du Stridsfordon 90, détruit la semaine dernière lors d’une attaque à Hurs, probablement par un drone FP-2. La reconstitution visuelle reste délicate, mais il s’agit d’un indice sur le type de matériel engagé.

15h58 : Selon un rapport officiel du quartier général ukrainien, les pertes russes enregistrées la veille sont élevées : environ 970 hommes, 76 véhicules de transport détruits, 3 systèmes d’artillerie, 1 système lourd de défense antiaérienne, 1 unité d’équipements spéciaux, et de faibles pertes en blindés avec 2 chars et 6 véhicules de combat d’infanterie détruits. Ces résultats pourraient être liés à des conditions météorologiques défavorables selon les analystes, car de telles faibles pertes en artillerie sont rares chez les forces russes.

16h06 : Un commentaire sur les pourparlers récents à Genève suggère qu’ils n’ont abouti à aucun avancement concret.

16h07 : Le Wall Street Journal rapporte que le président ukrainien Zelensky aurait informé ses conseillers que les négociations ont échoué et qu’une planification sur trois ans de conflit à venir est envisagée.

16h10 : Le Kyiv Independent résume les déclarations de Zelensky indiquant que l’Ukraine avait envisagé une trêve sur les lignes actuelles, mais que la Russie persiste à exiger l’ensemble du Donbass. Cette position intransigeante de Moscou, qui reste l’agresseur violant le droit international, rend les négociations vaines.

16h30 : Des forces russes ont tué deux policiers ukrainiens des « Anges Blancs », spécialisés dans l’évacuation de civils des zones les plus dangereuses près du front et dans les zones de conflit de drones, dans la région de Kharkiv. Une femme policier de 23 ans et un homme de 39 ans, laissant une famille, ont péri lors d’une opération d’évacuation.

16h34 : Le bureau du président ukrainien réfute fermement l’information du Wall Street Journal sur la supposée planification d’un conflit prolongé de trois ans, dénonçant cette affirmation comme une « fausse information absurde ».

« Il n’y a pas eu de conversation avec des conseillers sur ce sujet ni de commentaires négatifs sur les pourparlers, ni d’aucune tâche évoquant ‘trois ans de guerre supplémentaires’ ; c’est une fausse nouvelle stupide. »

16h43 : Zelensky déclare également qu’environ 10 000 soldats nord-coréens sont actuellement déployés sur le territoire russe, participant activement à l’apprentissage des techniques de défense contre la guerre de drones, alors que l’Ukraine emploie à son tour des drones armés et pilotés vers des objectifs en Fédération de Russie.

Notamment, alors que la Russie bénéficie d’un soutien actif de la Corée du Nord dans ce domaine, les pays occidentaux sont réticents à s’impliquer directement dans le renforcement des défenses aériennes ukrainiennes.

16h54 : Des renseignements russes de sources humaines (RUMINT) laissent entendre que les forces russes ont perdu un avion d’attaque Su-34 Fullback supplémentaire.

17h52 : Un soldat russe capturé comme prisonnier de guerre a été condamné à la prison à perpétuité pour avoir exécuté sommairement deux prisonniers ukrainiens. L’intéressé a reconnu les faits. Il est documenté qu’au moins 322 prisonniers de guerre ukrainiens ont été exécutés par les forces russes, ce qui constitue un grave crime de guerre.

Note : L’exécution désigne ici le meurtre délibéré d’une personne désarmée dans des conditions comparables à une exécution sommaire, sans aucun fondement légal.