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La Royal Navy a réalisé son premier tir à feu réel du missile anti-navire Naval Strike Missile (NSM) depuis un navire britannique, lors de l’exercice Aegir 25 sur le polygone d’Andøya, dans le nord de la Norvège.

Ce test s’est déroulé en collaboration avec les alliés de l’OTAN, la Norvège et la Pologne, selon le ministère britannique de la Défense.

La frégate HMS Somerset a lancé ce missile de 400 kg conçu par Kongsberg Defence & Aerospace. Le NSM est un missile de croisière à capacité anti-navire et d’attaque terrestre, destiné à remplacer l’ancien système Harpoon actuellement embarqué sur les frégates de type 23 et les destroyers de type 45 de la Royal Navy.

Ce missile dispose d’une portée opérationnelle supérieure à 200 km, les versions plus récentes pouvant dépasser 300 km. Il utilise une navigation inertielle assistée par GPS, un altimètre laser, un système de correspondance des formes du terrain et un chercheur infrarouge à imagerie pour son guidage terminal. Pesant 400 kg avec son propulseur, il est équipé d’une ogive à fragmentation et à détonation de 120 kg, enveloppée dans un blindage en titane, et vole à très basse altitude, frôlant la mer à une vitesse proche de Mach 0,93.

Kongsberg précise que le NSM est déjà en service au sein des forces norvégiennes, polonaises, américaines, allemandes ainsi que dans plusieurs autres pays. La production se poursuit pour de nouveaux utilisateurs, dont le Royaume-Uni.

Le Royaume-Uni est actuellement en phase d’équipement de sa flotte de surface avec le Naval Strike Missile, un total de 11 navires devant recevoir ce système. Ce déploiement concerne à la fois les frégates de type 23 et les destroyers de type 45.