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Le destroyer britannique HMS Dragon a effectué des tirs réels en mer d’Arabie, testant son système d’armes de défense rapprochée Phalanx ainsi que ses canons de 30 mm lors d’opérations au Moyen-Orient.

Des images du navire montrent un équipage en tenue anti-flash et gilet pare-balles en train de manœuvrer une des tourelles de 30 mm, tandis que le système Phalanx est engagé en tir. Ces exercices comprenaient également des simulations de quickdraw, une procédure destinée à mettre rapidement les armes en action face à une menace de surface à courte distance.

Selon la Royal Navy, le destroyer basé à Portsmouth mène des opérations dans la région afin de préparer et soutenir une éventuelle mission multinationale. Ses missions incluent la défense aérienne de zone, la préservation de la liberté de navigation et la sécurité maritime, ainsi que l’appui au retour du trafic commercial à travers le détroit d’Hormuz.

Le HMS Dragon opère toujours dans la région aux côtés du RFA Lyme Bay, avec une base conjointe de soutien logistique britannique à Duqm, en Oman.

Le HMS Dragon est le quatrième d’une série de six destroyers de défense aérienne de type 45, mis en service en 2012. Son écusson et ses marquages font référence au dragon gallois, symbolisant son lien avec Cardiff. La classe est équipée du système antimissile Sea Viper, intégrant des missiles Aster 15 et Aster 30 tirés depuis un lanceur vertical Sylver à 48 cellules, associé au radar multifonction Sampson monté en tête de mât. Cette architecture est conçue pour protéger un groupe d’action naval contre des attaques massives de missiles.

Les armes de défense rapprochée employées en mer d’Arabie constituent la dernière ligne de défense. Le système Phalanx est un canon rotatif de 20 mm dirigé par radar, capable d’engager automatiquement des cibles une fois détectées, destiné à neutraliser les missiles ou les embarcations rapides ayant franchi les défenses extérieures.

Les tourelles de 30 mm, manipulées manuellement depuis un poste de tir, sont utilisées contre des petites embarcations et menaces plus lentes, un type d’engagement devenu courant dans les eaux du Golfe.

Cette classe de destroyers a bénéficié ces dernières années d’un important programme de modernisation. Le Power Improvement Project a remplacé les générateurs diesel d’origine par des unités plus puissantes, suite à des défaillances de propulsion en eaux chaudes qui avaient réduit la disponibilité de la flotte. Par ailleurs, les navires sont en cours d’équipement avec le missile Sea Ceptor dans le cadre du programme Sea Viper Evolution, renforçant ainsi leur capacité de munitions contre les drones et missiles antinavires.

Le navire frère HMS Diamond a intercepté en 2023 et 2024 des drones houthis ainsi qu’un missile balistique antinavire en mer Rouge, marquant la première interception d’un missile balistique par un bâtiment de la Royal Navy en mer. Le HMS Duncan a ensuite pris le relais pour cette mission. Le détroit d’Hormuz, par lequel transite environ un cinquième de la production mondiale de pétrole, a connu une réduction du trafic commercial lors des récentes tensions régionales.

La base de Duqm, située sur la côte sud-est d’Oman, offre à la Royal Navy un point d’appui et de maintenance en dehors du Golfe Persique, évitant ainsi aux navires de devoir franchir le détroit d’Hormuz pour leur entretien.

Un navire de guerre britannique ouvre le feu en mer d’Arabie lors d’exercices de défense rapprochée