La nouvelle installation de construction navale de BAE Systems à Govan, la Janet Harvey Hall, marque une transformation majeure dans la conception et la production des navires de guerre complexes au Royaume-Uni.

Située sur les rives du Clyde à Glasgow, cette halle s’inscrit au cœur d’une vaste réforme de la base industrielle maritime britannique.

Inaugurée cette semaine en présence du Lord Provost de Glasgow et des proches de Janet Harvey, une ouvrière d’un chantier naval de guerre dont la halle porte le nom, cette installation est désormais la plus grande de ce type au Royaume-Uni. Longue de 170 mètres et large de 80 mètres, elle permet la construction simultanée de deux frégates de la Royal Navy à l’abri des intempéries, limitant ainsi les retards liés au climat et garantissant une meilleure régularité de production.

Au-delà de ses dimensions, cet investissement s’accompagne d’une modernisation complète, intégrant un système numérique avancé destiné à accélérer, sécuriser et améliorer la qualité de fabrication des frégates de type 26. Les navires HMS Belfast et HMS Birmingham sont actuellement en construction à l’intérieur de la nouvelle halle, tandis que le HMS Sheffield suivra bientôt. Les premières unités de cette classe, HMS Glasgow et HMS Cardiff, sont quant à elles en phase d’équipement dans le chantier de Scotstoun, situé plus en aval du Clyde.

Cette installation s’inscrit dans une évolution plus large des méthodes de construction navale, soutenue par la proximité de l’Applied Shipbuilding Academy. Cette académie forme chaque année plusieurs milliers d’ingénieurs et d’apprentis aux compétences spécialisées, tant pratiques que numériques, nécessaires pour répondre aux exigences d’un chantier naval moderne.

Ces transformations visent non seulement à renouveler la flotte de la Royal Navy, mais aussi à renforcer la résilience industrielle à long terme et à favoriser les succès à l’exportation. Ainsi, l’Australie et le Canada construisent déjà des variantes de la frégate de type 26, tandis que la Norvège envisage activement ce modèle.

Ce projet illustre la volonté du Royaume-Uni de reconstruire sa capacité à produire des navires de guerre de pointe, avec des implications majeures pour la défense nationale et l’économie industrielle dans les années à venir.