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Un soldat français a été tué par un drone iranien dans la région autonome du Kurdistan irakien, a annoncé vendredi son commandant, après que le président Emmanuel Macron a confirmé la première perte militaire française dans le conflit au Moyen-Orient.

Depuis les frappes américano-israéliennes contre l’Iran le mois dernier, qui ont embrasé la région, plusieurs attaques attribuées à des factions pro-iraniennes ont visé les forces étrangères déployées dans la zone dans le cadre d’une coalition internationale anti-jihadiste.

 

Arnaud Frion, âgé de 42 ans, a été « tué par une attaque menée par un drone Shahed », a précisé son commandant, le colonel François-Xavier de la Chesnay.

Ce militaire « est mort pour la France lors d’une attaque dans la région d’Erbil, en Irak », a déclaré Emmanuel Macron sur X, en précisant que plusieurs soldats avaient également été blessés.

Auparavant, un groupe irakien pro-iranien avait menacé les intérêts français dans la région après l’arrivée d’un porte-avions français dans « la zone d’opérations du Commandement central américain ». Ce message posté sur le canal Telegram d’Ashab Alkahf avertissait également « nos frères dans les forces de sécurité » de rester à l’écart d’une base abritant des troupes françaises.

Cependant, le groupe n’a pas revendiqué directement la responsabilité de l’attaque.

Selon l’armée française, jeudi, des drones ont frappé une base où des troupes participaient à un entraînement antiterroriste aux côtés de leurs homologues irakiens.

Le gouverneur d’Erbil a indiqué que l’attaque avait impliqué deux drones et visé une installation à Mala Qara, située à environ 40 kilomètres de la capitale régionale.

« La guerre en Iran ne peut justifier de telles attaques », a déclaré Emmanuel Macron, qualifiant cette frappe « d’inacceptable ».

La mort de ce soldat survient après une autre attaque par drone visant une base italienne à Erbil, dans un camp militaire hébergeant aussi d’autres troupes étrangères.

Aucune victime n’a été signalée lors de cette attaque, mais l’Italie a annoncé le retrait temporaire de son personnel militaire de la base.

Plusieurs pays, dont l’Italie et la France, forment des membres des forces de sécurité kurdes dans le Kurdistan irakien dans le cadre de la coalition anti-jihadiste dirigée par Washington.

Emmanuel Macron a rappelé que l’engagement de la France dans cette guerre au Moyen-Orient est « strictement défensif ».