Un sous-marin nucléaire d’attaque français de la Marine nationale a récemment navigué sur la rivière Clyde, en Écosse.
Des images diffusées en ligne montrent un bâtiment de la classe Suffren en surface, le plus récent en service dans la marine française, dont le premier exemplaire est entré en service opérationnel en 2020.
Il pourrait s’agir du même sous-marin dont la visite en Écosse a été rapportée récemment par certaines sources britanniques, bien que cela n’ait pas été confirmé. La Marine nationale a refusé de commenter, conformément à la pratique habituelle concernant les déplacements des sous-marins.
Conçues par Naval Group, les unités de la classe Suffren remplacent les anciens sous-marins d’attaque de classe Rubis et constitueront l’épine dorsale de la flotte conventionnelle à propulsion nucléaire sous-marine française. Six exemplaires sont prévus, dont trois sont actuellement en service.
Mesurant un peu moins de 100 mètres de long et déplaçant plus de 5 000 tonnes en immersion, ces sous-marins sont propulsés par un réacteur nucléaire K15 alimentant une hélice à jet propulsion. Leur vitesse peut dépasser les 25 nœuds. Comme pour tous les sous-marins nucléaires, leur autonomie n’est pas limitée par le combustible ; la durée des patrouilles dépend principalement des provisions et des exigences opérationnelles, généralement autour de 70 jours.
La classe est équipée du système de gestion de combat SYCOBS de Naval Group ainsi que d’une suite sonar Thales intégrant des capteurs montés sur la coque, des réseaux latéraux et un système remorqué, complétés par un sonar de détection des mines et obstacles. Des moyens de contre-mesures électroniques sont assurés par le système NEMESIS.
Les armes sont lancées via quatre tubes lance-torpilles de 533 mm, capables d’emporter jusqu’à 20 munitions. Le panel comprend les torpilles lourdes F21, les missiles anti-navires Exocet SM39 ainsi que le missile de croisière naval MdCN, conférant à ces bâtiments une capacité d’attaque terrestre en plus des missions anti-sous-marine et anti-surface. Des mines peuvent également être embarquées.
La base de Faslane accueille régulièrement des sous-marins alliés, témoignant des liens opérationnels étroits entre la Royal Navy et ses partenaires de l’OTAN.