Article de 459 mots ⏱️ 3 min de lecture

Une frappe américaine menée dans les eaux internationales a entraîné la mort de quatre hommes lors d’une opération létale le 4 décembre, sous les ordres du secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth.

Le Centcom a indiqué que des renseignements avaient confirmé que le navire transportait des narcotiques illicites le long d’une route de trafic reconnue dans l’océan Pacifique oriental. La frappe a détruit le navire et tué quatre hommes présentés comme des narco-terroristes. Le Pentagone n’a fourni aucune preuve supplémentaire pour étayer cette désignation.

Cette action s’inscrit dans un schéma plus large débuté en septembre 2025, lorsque les États-Unis ont lancé des frappes aériennes contre de petites embarcations dans les Caraïbes, dans le cadre d’une mission maritime de lutte antidrogue, selon l’administration Trump. Le mois suivant, les frappes se sont étendues à la région du Pacifique oriental. Washington affirme que les navires ciblés étaient contrôlés par des groupes qualifiés d’organisations terroristes, notamment le Tren de Aragua du Venezuela et l’Armée de libération nationale de Colombie, sans toutefois fournir de preuves publiques pour étayer ces accusations.

Au 4 décembre, au moins quatre-vingt-sept personnes avaient été tuées lors d’au moins vingt-deux frappes touchant vingt-trois navires. Les critiques estiment que cette campagne ressemble davantage à une politique de coercition politique qu’à une opération de lutte antidrogue. Les gouvernements colombien et vénézuélien accusent les États-Unis d’exécutions extrajudiciaires et de violations du droit international. Des organisations de défense des droits humains ont soulevé des préoccupations similaires, tandis que des experts juridiques soulignent que l’administration n’a pas démontré l’existence d’un cadre de conflit armé justifiant l’usage de la force létale à cette échelle.

Ce programme s’inscrit dans un contexte de relations bilatérales de plus en plus tendues avec le Venezuela. Des personnalités de l’opposition, des analystes indépendants et certaines sources au sein de l’administration indiquent que la Maison-Blanche poursuit un objectif de changement de régime par la pression et l’usure. Le Congrès a tenté à deux reprises de limiter les pouvoirs du président à mener ces frappes, mais les deux résolutions ont été rejetées au Sénat.

Malgré la controverse, le Pentagone continue de présenter cette campagne de manière restrictive. Dans son communiqué relatif à l’incident du 4 décembre, le département a simplement déclaré que « le navire transportait des narcotiques illicites » et que quatre « narco-terroristes » avaient été tués, sans fournir de justification supplémentaire pour l’usage de la force en eaux internationales.