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La raffinerie russe située dans l’oblast de Saratov a de nouveau été bombardée cette nuit. Suite aux sanctions américaines, les raffineries chinoises cessent désormais d’importer le pétrole russe. Par ailleurs, l’administration américaine renonce à son soutien pour la fourniture de missiles de croisière Tomahawk à l’Ukraine et abandonne les tentatives de médiation, estimant que le sort du conflit doit se jouer sur le champ de bataille entre Moscou et Kiev.

Le général Jonas, sur place à Pokrovske, rapporte dans une récente publication que la ville, importante pour la logistique et le ravitaillement en première ligne, est désormais en grande partie désertée. Une grande partie des habitants ont quitté les lieux sous les ordres d’évacuation, mais quelques civils persistent, créant une atmosphère étrange. Les commerces, comme l’ATB, ont été détruits lors des récents bombardements, et les rues sont inhabituelles, silencieuses, là où régnait auparavant une activité intense.

Jonas décrit ses rencontres avec différentes unités sur le terrain, notamment avec un infirmier de combat actif depuis la bataille de Bakhmout, à qui il a livré un dispositif de vision nocturne pour améliorer son action en zone de combat. Il a également fourni des munitions spécifiques pour lutter contre les drones adverses. Ces soutiens matériels apportent un renfort précieux aux forces ukrainiennes.

Le QG des forces armées ukrainiennes a confirmé que la raffinerie ciblée à Saratov est une installation ancienne mais stratégique, contribuant à l’approvisionnement de l’armée russe. En plus de cette cible, plusieurs points logistiques dans la région occupée de Louhansk, dont une base de carburants, ont été frappés.

Selon Bloomberg, après les sanctions américaines imposées aux géants pétroliers russes Lukoil et Rosneft, plusieurs raffineries chinoises, dont les groupes publics Sinopec et PetroChina, ont annulé leurs commandes de pétrole russe. Même des raffineries plus petites ont cessé leurs importations. Cette décision entraîne déjà des sanctions britanniques et européennes contre une société chinoise ayant continué à acheter du pétrole russe malgré les restrictions.

Analyse : L’huile étant un produit fungible, c’est-à-dire interchangeable, il est probable que si la Chine réduit ses achats, d’autres pays en profitent pour s’approvisionner auprès de la Russie. La demande mondiale en pétrole restant stable, les sanctions américaines risquent surtout de rediriger les flux commerciaux plutôt que de les réduire. Toutefois, si cette dynamique devait s’amplifier globalement, cela pourrait fortement accentuer la hausse des prix du pétrole due à un approvisionnement plus limité.

Par ailleurs, Donald Trump a récemment déclaré renoncer à ses tentatives de médiation dans le conflit ukrainien, estimant que « Ukraine et Russie doivent régler cela sur le champ de bataille ». Il a également fait volte-face concernant la livraison de missiles Tomahawk à Kiev, malgré une disponibilité excédentaire de ces armements. Selon ses propos : « Il n’y a pas de moment décisif. Parfois, il faut les laisser se battre. Ce conflit a été difficile pour Poutine… et aussi pour l’Ukraine […] À ce stade, nous devons laisser l’Ukraine et la Russie régler cette guerre eux-mêmes […] Parfois, il faut simplement les laisser se battre. »

Du côté britannique, Londres a fourni un nouveau lot indéterminé de missiles de croisière Storm Shadow à l’Ukraine, afin de renforcer ses capacités offensives en vue de l’hiver.

Contexte important : Le conflit en Ukraine reste volatile, avec des combats intenses et des enjeux stratégiques majeurs sur le terrain. Les livraisons d’armements lourds, d’équipements spécialisés et les sanctions économiques internationales jouent un rôle clé dans la poursuite des hostilités et la pression exercée sur la Russie. La situation évolue rapidement, imposant une vigilance constante quant aux développements militaires et géopolitiques.