L’OTAN a mené son exercice nucléaire annuel Steadfast Noon du 16 au 26 octobre 2023 dans l’espace aérien international en Europe. Cette manœuvre, planifiée de longue date, vise à tester la capacité de l’Alliance à répondre à un large éventail de menaces nucléaires.
Plus de 13 pays alliés et une soixantaine d’aéronefs ont participé à cet exercice, mettant en œuvre une variété d’appareils, dont des chasseurs avancés et des bombardiers B-52 américains ayant décollé des États-Unis. Joints à ces avions, des appareils de surveillance, de ravitaillement en vol et des avions conventionnels ont également pris part aux opérations. Ce dispositif vise à assurer la crédibilité, l’efficacité et la sécurité de la dissuasion nucléaire de l’OTAN.
« Nous avons volé contre un adversaire fictif et nos scénarios ne reflètent pas les événements mondiaux actuels », a expliqué le chef des opérations nucléaires du SHAPE (Quartier général des forces alliées), le colonel Daniel Bunch, pour décrire l’exercice. Il a également souligné que « cet entraînement est absolument réaliste face aux menaces que nous anticipons ».
L’Alliance précise également que l’exercice ne comporte aucun armement nucléaire réel. Il s’agit d’une démonstration claire de la détermination de l’OTAN à protéger et défendre ses membres en toutes circonstances.
Organisé chaque année depuis plus d’une décennie, Steadfast Noon évolue continuellement afin d’intégrer les avancées technologiques impactant les opérations, comme l’intégration récente de petits drones dans les scénarios de l’exercice. Cette évolution reflète les exigences du Concept stratégique de l’OTAN qui définit la capacité nucléaire comme un outil fondamental pour préserver la paix, prévenir la coercition et dissuader toute forme d’agression.
Le colonel Bunch a souligné que l’Alliance se tient prête à toute éventualité et que la préparation des exercices pour l’an prochain débutera dès la semaine prochaine.