Des frappes de drones ukrainiens à longue portée ont endommagé l’usine chimique Novomoskovsk Azot, l’une des plus importantes installations industrielles russes, située à environ 350 kilomètres de la frontière russo-ukrainienne.
Selon une évaluation récente des renseignements britanniques, les attaques menées les 14 et 26 juin ont causé des dégâts significatifs sur plusieurs infrastructures du site : des refroidisseurs à tirage forcé, un pipeline, un bâtiment de stockage ainsi que des installations annexes. Une centrale électrique voisine a également subi des dommages au niveau de sa cour de transformateurs.
Les images satellites commerciales prises les 16 et 30 juin confirment ces destructions, montrant notamment des équipements de refroidissement et un pipeline détruits, ainsi qu’un bâtiment de stockage fortement endommagé.
Cette usine, spécialisée dans la production d’acide nitrique et d’engrais, est également liée à la fabrication de produits chimiques utilisés pour les explosifs militaires. Cela en fait une cible stratégique pour l’Ukraine, au-delà de ses applications civiles.
Le ministère britannique de la Défense souligne que ces frappes s’inscrivent dans une campagne plus large ukrainienne visant les infrastructures critiques et la base industrielle militaire russe. Selon Londres, la fréquence et l’intensité des opérations de longue portée ont augmenté au cours du premier semestre 2026, affectant plusieurs secteurs industriels tels que la microélectronique, l’énergie et la fabrication de missiles.
Ces attaques profondes nécessitent l’emploi de systèmes de drones capables de pénétrer loin en territoire russe, ce qui témoigne de la montée en puissance du potentiel opérationnel ukrainien. Bien que l’ampleur exacte de la perturbation de la production russe soit difficile à quantifier uniquement par imagerie satellite, il est hautement probable que les capacités productives du site Novomoskovsk soient sérieusement impactées.
En conclusion, cette campagne de frappes ukrainiennes exerce une pression croissante sur la base industrielle militaire russe en ciblant non seulement les usines d’armement mais aussi les infrastructures chimiques, énergétiques et électroniques nécessaires à leur maintien, marquant un tournant dans le conflit.
