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L’ancien porte-avions italien Giuseppe Garibaldi (C 551) a quitté Tarente en direction de l’Indonésie avec une équipage mixte italo-indonésien. Ce navire de 14 150 tonnes, mis en service en 1985 et construit en 1981, conserve sa nationalité italienne et son nom d’origine durant ce trajet de plus de 20 jours, qui passe par le canal de Suez et la mer Rouge. L’arrivée est prévue entre le 15 et le 20 septembre, suivie d’une cérémonie de mise en service sous le nom KRI Gajah Mada le 25 septembre.

Le transfert, gratuit, a été décidé pour éviter les coûts élevés liés à l’entretien inactif (5 millions d’euros par an) et le démantèlement estimé à 18,7 millions d’euros. L’Indonésie, souhaitant établir sa première capacité de commandement et d’aviation embarquée, prévoit un budget pour la modernisation et la remise en condition compris entre 350 et 818 millions d’euros. Cette enveloppe couvre des travaux allant du renforcement structurel à la modernisation des systèmes techniques du bâtiment.

Le navire nécessite en effet des améliorations substantielles, notamment dans ses systèmes électriques, capteurs, et de combat, ainsi que l’agrandissement de la base navale à la baie de Ratai pour accueillir des opérations d’hélicoptères multiservices et potentiellement des drones Bayraktar TB3.

En service italien, le Giuseppe Garibaldi disposait d’un effectif complet d’environ 830 personnes, contre environ 500 envisagés par l’Indonésie, un chiffre qui pourrait augmenter une fois le personnel non essentiel pris en compte.

Sur le plan de l’armement et des systèmes, la configuration actuelle indonésienne sera nettement plus limitée. Le porte-avions italien était équipé de systèmes défensifs comprenant des missiles sol-air Aspide, des armes de défense rapprochée OTO Melara DARDO, ainsi que des torpilles, et un ensemble avancé de radars et de guerre électronique permettant son intégration aux réseaux navals de l’OTAN.

Or, l’Indonésie reçoit le navire dans un état obsolète et non opérationnel. Elle doit décider si elle modernise uniquement la coque, la propulsion, l’aviation et les communications, ou si elle remplace également le système de gestion de combat, les radars, les équipements d’identification, les liens de données tactiques et les dispositifs défensifs à courte portée.

Sans ces modernisations majeures, le navire pourra accueillir des aéronefs et servir de centre de commandement, mais nécessitera une escorte de frégates ou autres bâtiments pour assurer sa défense aérienne, antissubmarine et de surface.

Sources : galaxiamilitar