Le conflit en Ukraine reste marqué par une intensification des combats et des frappes stratégiques. Un raffinerie russe de Jaroslavl a été bombardée pour la huitième fois, soulignant la continuité des frappes ukrainiennes sur les infrastructures énergétiques russes. Cette raffinerie, l’une des plus grandes de Russie avec une capacité annuelle de 15 millions de tonnes de pétrole, fait l’objet de réparations régulières malgré les attaques répétées.
Sur le plan militaire, la Russie utilise désormais une nouvelle missile balistique, l’Iskander-1000, dont la portée atteint 550 km, dépassant ainsi la limite de 500 km fixée par l’accord sur les missiles de moyenne portée, et surpassant l’ancien modèle Iskander-M dont la portée réelle était de 390 km. Cette évolution constitue une violation notable des traités internationaux par Moscou.
Parallèlement, un exode massif de la population russe est observé : environ 113 000 personnes ont quitté la Russie via la Géorgie en une semaine, fuyant la peur d’une mobilisaton militaire numérique imminente et potentiellement inévitable, qui limiterait leurs possibilités de départ. Ce phénomène souligne les réticences internes face à la poursuite du conflit.
Les combats autour de Kiev demeurent intenses : en 33 heures, 17 alertes aériennes ont affecté la capitale ukrainienne, totalisant quinze heures d’alerte, limitant sévèrement le repos des civils. Moscou cible désormais stratégiquement les centres logistiques ukrainiens proches du front, avec des bombardements récents touchant des installations de stockage, notamment les dépôts de Nova Poshta.
Le conflit reste globalement statique sur le terrain, avec de faibles avancées russes compensées par des contre-offensives ukrainiennes qui maintiennent l’équilibre territorial. Les drones et les forces spéciales jouent un rôle clé dans ces affrontements : les forces ukrainiennes dominent la guerre par drones, tandis que la Russie tente des infiltrations ponctuelles, subissant d’importantes pertes.
La situation demeure incertaine à l’approche de l’hiver, qui pourrait aggraver les conditions pour l’Ukraine et accentuer l’impact des frappes sur les infrastructures énergétiques russes, rendant la saison froide difficile pour Moscou. Les négociations semblent actuellement au point mort, Moscou refusant officiellement de discuter, ce qui pourrait en réalité constituer une manoeuvre tactique.
