Dans la nuit du 24 août 2026, l’Ukraine a mené plusieurs attaques en territoire russe, ciblant des infrastructures clés.
Le raffinage Kirisjira, situé dans l’oblast de Leningrad, considéré comme le deuxième plus grand raffinage de Russie avec une capacité annuelle d’environ 20 millions de tonnes de pétrole, a été bombardé. Un important incendie a été signalé sur le site, accompagné de fumées importantes.
Parallèlement, des bases aériennes russes à Millerovo et Jejsk ont également été frappées. Ces attaques ont notamment détruit un système de défense antiaérienne SA-22 Greyhound et quatre radars différents, dont trois se trouvaient à Jejsk.
En outre, une attaque a visé la base aérienne de Gvardajskoje en Crimée occupée, ciblant notamment des installations de drones et de lancement.
Ces opérations s’inscrivent dans un contexte où l’Ukraine cherche à perturber la logistique russe, tout en subissant des bombardements russes sur ses villes et infrastructures proches du front.
Sur le plan militaire, l’usage massif de drones continue de dominer le conflit, avec l’Ukraine disposant d’un avantage stratégique en termes de nombre de drones et de missiles de précision, capables d’atteindre des cibles éloignées, parfois jusqu’à dix kilomètres en profondeur ou plus. La Russie, en réponse, a intensifié ses frappes sur les centres logistiques ukrainiens.
Les analystes indiquent que l’usage éventuel d’armes nucléaires tactiques par la Russie serait peu efficace pour changer le cours des combats en raison de la densité relative des zones de combat et des risques de dommages collatéraux pour ses propres troupes.
Victimes civiles : deux civils ont été tués à Sloviansk lors d’un bombardement russe avec une bombe aérienne de 250 kg ; trois autres personnes ont péri dans la région de Kharkiv à la suite d’une attaque à la roquette Iskander équipée d’une bombe à fragmentation contre une cérémonie commémorative.
Sur la scène géopolitique, la Finlande a déclaré que la Chine a affirmé qu’elle n’autoriserait jamais la Russie à employer des armes nucléaires contre l’Ukraine, un élément à mettre en regard avec des déclarations récentes d’un parlementaire russe évoquant l’usage forcé d’armes nucléaires tactiques.
Enfin, en mer Noire, certains navires russes touchés par les attaques ukrainiennes ont été abandonnés, comme l’OMSKIY-107 qui a échoué en Turquie après avoir été partiellement incendié.