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Le fabricant allemand OHB a obtenu un contrat majeur d’environ 1 milliard d’euros (1,1 milliard de dollars) pour la construction de 18 satellites destinés au réseau de communications sécurisé IRIS² de l’Union européenne.

Ce contrat, attribué par l’opérateur SES, marque la première commande industrielle importante pour ce programme européen visant à fournir une connectivité satellitaire sécurisée aux gouvernements, forces armées, entreprises et autres utilisateurs, tout en réduisant la dépendance à des systèmes non-européens.

Les 18 satellites en question opéreront en orbite terrestre moyenne (MEO), la partie du réseau gérée par SES, qui développe IRIS² via le consortium SpaceRISE, aux côtés des opérateurs français Eutelsat et espagnol Hispasat.

Le PDG d’OHB, Marco Fuchs, a indiqué que d’autres contrats étaient attendus à mesure que le programme avancera vers la phase de production. Il a souligné que le conflit en Ukraine avait démontré la nécessité de réseaux de communication résilients, capables d’offrir une capacité suffisante lorsque plusieurs pays évoluent dans une zone donnée.

En effet, la connectivité satellitaire a joué un rôle clé dans les communications militaires et civiles en Ukraine, notamment via le réseau Starlink de SpaceX, mettant en lumière les risques liés à la dépendance envers un fournisseur unique.

Ce contexte a accéléré les efforts européens pour développer une infrastructure de communication sous contrôle régional renforcé.

Le réseau IRIS² fournira une connectivité sécurisée pour les gouvernements européens, les acteurs de la défense, la police, les pompiers et autres services d’urgence. Ses usages incluront les communications à distance, la télémédecine, les opérations de drones civils et militaires, ainsi que des services dans l’Arctique et d’autres zones difficiles à connecter. Une partie de la capacité sera également accessible aux clients commerciaux.

La constellation prévue comptera 348 satellites en orbite basse (LEO) et moyenne (MEO). Les satellites en orbite basse offriront des connexions plus rapides avec une latence réduite, tandis que ceux en orbite moyenne couvriront des zones géographiques plus étendues.

Les premiers lancements utilisant des lanceurs européens sont programmés pour 2029, avec la mise en service initiale des services réservés aux utilisateurs gouvernementaux de l’UE envisagée dès 2030.

Sources : thedefensepost