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Le 22 avril 2026, la Blackhawk Company du 2e Bataillon, 7e Régiment de Cavalerie de l’armée américaine a entamé un exercice collectif de 10 jours au Joint Multinational Readiness Center de Hohenfels, en Allemagne, dans le cadre de l’exercice Combined Resolve.

Ce dernier a mis en scène un affrontement entre les forces américaines et ukrainiennes, notamment le redouté 412e Régiment de Systèmes Sans Pilotes, surnommé « Nemesis », une unité d’élite spécialisée dans la guerre par drones. Selon un reportage, les unités ukrainiennes ont su repérer et neutraliser efficacement les troupes et blindés américains, suscitant un vif intérêt médiatique.

Entrée en zone et surveillance constante

À leur arrivée sur le terrain d’entraînement de 14 par 27 kilomètres, surnommé « the box », la compagnie américaine a rapidement constaté la présence aérienne soutenue des drones ukrainiens de Nemesis, qui ont effectué une reconnaissance continue, exploitant les points d’étranglement comme l’entrée unique du site.

Les forces américaines ne disposaient pas de capacités anti-drones (cUAS) avancées, ce qui a accentué leur vulnérabilité. Face à des vétérans aguerris, certains soldats ukrainiens étant crédités de centaines d’éliminations en combat réel, les Américains ont dû rapidement s’adapter.

Adaptation tactique et exploitation du terrain

En réponse, les Américains ont amélioré la dissimulation, dispersé leurs véhicules et personnels, caché leurs blindés Bradley au cœur de zones boisées, parfois au risque d’endommager le terrain, et ont modifié leurs mouvements pour éviter les routes exposées aux drones. Ils ont privilégié des déplacements dans des vallées et pentes abruptes, exploitant le couvert naturel pour limiter la supériorité aérienne adverse.

Malgré cette adaptation, les forces ukrainiennes ont continué à pouvoir détecter les mouvements, car les drones nécessitaient d’être appuyés par des reconnaissances au sol pour exploiter pleinement les informations recueillies.

Bénéfices et enseignements

Au cours de l’exercice, plusieurs blindés ont été mis hors service, ainsi que leurs équipages, rappelant la dureté de ce type d’entraînement intensif. Néanmoins, les véhicules lourds ont prouvé leur valeur en mobilité, protection et puissance de feu, démentant l’idée que l’armure lourde soit dépassée face aux drones.

L’expérience a permis aux soldats américains de gagner en confiance et en capacité d’adaptation sur un champ de bataille où le contrôle de l’espace aérien par des drones constitue un facteur incontournable.

À partir du sixième jour, les forces ont changé de posture, évoluant vers des opérations offensives où Ukrainiens et Américains ont coopéré activement. Les troupes ukrainiennes ont partagé leur savoir-faire, notamment sur le pilotage de drones à longue portée à faible coût et la maîtrise rapide du cycle « capteur-tireur », enrichissant significativement les tactiques américaines.

Cette interaction a également confirmé qu’au-delà de la technologie, l’élément humain reste primordial, à la fois comme ressource et point vulnérable.

En résumé, cet exercice a démontré que, malgré les défis posés par la supériorité des drones ennemis, la connaissance du terrain, la discipline, et la coopération alliée sont essentielles pour inverser la dynamique et rétablir un équilibre sur le champ de bataille.

Sources : Taskandpurpose