Le nombre de militaires américains blessés dans le conflit en Iran a atteint 794 depuis le début de la campagne de bombardements prolongée, selon une mise à jour récente du Pentagone au 4 septembre.
Cette mise à jour fait suite à une reprise des combats à la fin août, avec plusieurs attaques iraniennes sur des bases américaines au Moyen-Orient, notamment en Irak, à Bahreïn et au Koweït. Le Pentagone distingue désormais les blessés survenus au début du conflit, lors de l’Opération Epic Fury, et ceux survenus plus récemment, qualifiés d’ »opérations outre-mer » impliquant des forces déployées depuis juillet.
Sur les 377 blessés recensés depuis le 7 juillet, 346 sont des soldats de l’Armée de terre, 21 des marins et 10 des aviateurs, tous comptabilisés sans indication précise de localisation ou de dates exactes des incidents. Les blessures signalées incluent celles détectées plusieurs jours voire semaines après les combats, notamment des traumatismes crâniens.
Le conflit a connu un regain d’activité à partir du 30 août, peu après que le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a annoncé avoir dégagé les routes maritimes du détroit d’Hormuz. Le 3 septembre, l’armée américaine a frappé l’île de Larak dans le détroit, ciblant l’organisation des Gardiens de la révolution iraniens qui préparaient selon elle des mines marines. En réponse, l’Iran a lancé des attaques par missiles et drones contre des positions américaines en Jordanie et aux Émirats arabes unis, revendiquant des dégâts sur deux bases ; cependant, les forces américaines, jordaniennes et émiraties ont déclaré avoir intercepté ou que les engins sont tombés en zones non habitées.
Le Pentagone et CENTCOM n’ont pas fourni d’informations supplémentaires sur la nature exacte ou le moment précis des blessures recensées.
