La marine russe semble fortement sollicitée et sa présence en Méditerranée a considérablement diminué, révélant des tensions structurelles malgré des capacités encore opérationnelles.
Selon un analyste naval, l’absence durable de la marine russe dans cette région depuis juin 2024 marque la fin d’une décennie de présence continue, notamment depuis la perte de la base navale de Tartus. Cette situation traduit une marine étirée au-delà de ses moyens réels, bien que les unités encore déployées conservent des performances remarquables et restent menaçantes.
Le recours récent de la Russie à un navire atelier pour le ravitaillement en mer, en remplacement de pétroliers adaptés, souligne les difficultés logistiques croissantes rencontrées pour maintenir une présence durable. Les tentatives supposées d’utiliser des ports en Libye pour le soutien opérationnel sont jugées peu convaincantes pour un appui à long terme.
Sur le plan stratégique, l’alliance Atlantique (NATO) domine désormais largement la région, surveillant étroitement les mouvements russes et distinguant clairement les simples transits des présences permanentes ou prolongées précédentes. Le commandement maritime de l’OTAN a réaffirmé sa vigilance continue, avec des forces déployées 24h/24, du nord au sud de l’Atlantique et en Méditerranée.
Enfin, cette réduction de la capacité navale russe dans le bassin méditerranéen intervient dans un contexte géopolitique tendu, où le conflit en Ukraine s’aggrave, et où les perspectives d’augmentation des financements de défense occidentaux pour contrebalancer cette menace s’amenuisent.