Le ministère des Affaires étrangères russe a déclaré le 7 septembre 2026 que le lanceur de missiles américain déployé en Norvège est désormais une cible prioritaire pour les forces de dissuasion stratégique de la Russie. Cette déclaration répond à l’installation récente d’un système de lancement en conteneurs appartenant à la Marine américaine sur le territoire norvégien.
Selon la porte-parole Maria Zakharova, la présence de systèmes américains capables de tirer des missiles de croisière Tomahawk en Europe représente une menace déstabilisante pour la sécurité régionale. Le positionnement en Norvège permettrait, selon elle, de couvrir une large partie de la Russie européenne, y compris Moscou, ce qui compromettrait tout dialogue stratégique sur la stabilité entre la Russie et les États-Unis.
Le Kremlin, par la voix de Dmitry Peskov, a également insisté sur le fait que le renforcement militaire norvégien à l’encontre de la Russie justifie une augmentation des mesures de sécurité russes.
Le système de lancement a été transporté à Trondheim le 27 août 2026 à bord d’un avion C-17A Globemaster III des forces aériennes américaines, dans le cadre de l’opération Atlantic City 26. Cette mission, menée conjointement avec les forces armées norvégiennes, s’est déroulée du 26 août au 4 septembre autour de l’île de Jan Mayen, intégrée à la nouvelle initiative renforcée de l’OTAN en Arctique, Arctic Sentry.
Bien que la documentation américaine ne précise pas si des munitions accompagnent ce lanceur en Norvège, l’US Navy avait auparavant testé en octobre 2023 un missile SM-6 tiré depuis un système similaire embarqué sur le navire USS Savannah dans le Pacifique.
Ce déploiement souligne les tensions croissantes dans la région entre la Russie et l’OTAN, le positionnement de ce système aux capacités de tir à moyenne portée étant perçu par Moscou comme une provocation stratégique majeure.