Le ministère de la Défense britannique prévoit d’investir au moins 1,5 milliard de livres sterling dans les quatre prochaines années pour développer la Royal Navy hybride, associant des systèmes autonomes sous-marins, de surface et aériens afin d’assurer masse et persistance sur le théâtre d’opérations.
Selon Luke Pollard, ministre d’État à la préparation et à l’industrie de la Défense, cet investissement permettra d’introduire d’ici 2030 les premiers grands navires autonomes, notamment un prototype de plateforme de missiles sans équipage et de très grands véhicules sous-marins autonomes (XLUUV).
Le financement sera réparti entre différents types de navires après consultation avec l’industrie, sans qu’un découpage précis ait encore été décidé. La flotte hybride comprendra plusieurs classes dénommées :
- Type 91 : plateformes de missiles sans équipage
- Type 92 : plateformes sous-marines de détection autonome
- Type 93 : très grands véhicules sous-marins sans équipage
- Type 94 : plateformes radar sans équipage
- Un futur Common Combat Vessel (navire de combat commun), classe habitée servant de poste de commandement coordonnant ces systèmes autonomes.
Le prototype du Type 91 devrait être opérationnel en 2030, tandis que le Common Combat Vessel est encore en phase initiale de conception avec plusieurs formes de coque à l’étude.
La Royal Navy applique une approche évolutive en définissant d’abord l’effet recherché pour ces systèmes, avant d’établir des exigences techniques détaillées, comme cela a été fait pour le réseau autonome de capteurs Atlantic Net. Ce concept intègre étroitement des navires habités qui, lors de simulations de guerre publique, ont démontré leur nécessité pour assurer la commande et la coordination des plateformes sans équipage placées en première ligne.
