Apex Europe se tiendra à Londres les 7 et 8 octobre 2024, réunissant des leaders de la défense, des industriels et des experts pour aborder les défis opérationnels les plus urgents auxquels font face les forces alliées aujourd’hui.
Dans un contexte géopolitique complexe où l’avantage militaire dépend de la capacité à innover rapidement, l’événement mettra l’accent sur l’intégration des systèmes non habités, l’autonomie en masse, la précision des frappes à longue portée, la protection des infrastructures sous-marines critiques, la lutte contre les menaces à faible coût liées aux systèmes non habités, la défense aérienne intégrée et les opérations dans des espaces de combat contestés ou dégradés.
Les problématiques opérationnelles autour de l’intégration des systèmes non habités (aériens, terrestres, maritimes) seront au cœur des débats, notamment la nécessité d’assurer leur interopérabilité au sein des armées européennes et de l’OTAN. L’accent sera mis sur l’équilibre entre capacités de haute technologie et solutions économiques, ainsi que sur la résilience face aux menaces cyber et de guerre électronique.
L’utilisation massive de drones et autres plateformes autonomes est une autre thématique clé. La question ne porte plus seulement sur la performance d’une plateforme isolée, mais sur la capacité à produire, déployer et remplacer rapidement des centaines voire milliers de ces systèmes. Cela implique une chaîne d’approvisionnement robuste, des architectures logicielles communes et une commande et contrôle distribuée.
La génération de puissance de combat par des effets de précision profonds sera aussi abordée, avec l’objectif de bâtir un système intégré capable de résister aux tentatives d’interruption ennemies en combinant radars, renseignement, communications, ciblage et gestion du combat.
La protection des infrastructures sous-marines critiques — telles que les pipelines énergétiques et câbles de communication — est également au centre des préoccupations, en réponse à la montée des menaces sous-marines et hybrides. Cela nécessite une coordination renforcée entre marines, gouvernements, industriels et exploitants d’infrastructures, utilisant des systèmes autonomes et une surveillance persistante.
Le défi posé par la prolifération rapide de menaces autonomes peu coûteuses fera l’objet d’échanges visant à développer des capacités efficaces pour détecter, discriminer et neutraliser ces menaces, notamment via des systèmes combattants autonomes réutilisables et une coopération inter-domaines.
La défense aérienne et antimissile intégrée dans tous les domaines sera d’autre part un thème central, avec un focus sur la surveillance à 360 degrés, l’identification en temps réel des menaces, et des mécanismes d’engagement adaptés à la diversité et la saturation des attaques.
Enfin, combattre dans un environnement contesté et dégradé — où l’accès à l’information, la connectivité et le contrôle électromagnétique sont limités — requiert une adaptation rapide de la guerre électronique, ainsi que la capacité à maintenir un accès à l’espace pour la commande et le ciblage malgré les pressions ennemies.
Ce rendez-vous inaugural d’Apex Europe s’inscrit dans une dynamique globale d’événements technologiques dédiés à la défense, visant à placer les besoins opérationnels immédiats au centre des échanges entre armées, industriels et chercheurs. L’objectif est de bâtir des forces capables non seulement de disposer de systèmes avancés, mais aussi de les intégrer, les adapter et les déployer plus vite que leurs adversaires, en s’appuyant sur la technologie, l’industrie, la doctrine et l’expérimentation opérationnelle.