Au moins deux civils ont été tués lors d’un bombardement russe contre la ville d’Odessa, tandis qu’au moins onze autres personnes ont été blessées à travers l’Ukraine.
Au cours de la dernière semaine, la Russie a lancé plus de 2 000 drones d’attaque contre le territoire ukrainien, dont la majorité sont propulsés par réacteur. En plus de ces drones, les forces russes ont utilisé environ 1 700 bombes à guidage plané ainsi que 19 missiles de divers types.
Les attaques ont visé plusieurs régions, notamment Kharkiv, Sumy, Odesa, Dnipro, Zaporizhzhia, Vinnytsia, Kyiv, Zhytomyr et Cherkasy. La ville de Zaporizhzhia a été particulièrement touchée avec des impacts sur des logements, des centres commerciaux et des écoles.
Dans la région de Kherson, un drone FPV a frappé un monastère, causant la mort d’un membre du clergé et blessant quatre autres.
Le conflit gagne en intensité avec une hausse des bombardements indiscriminés contre des cibles civiles, ce qui risque d’aggraver la situation durant l’hiver à venir, période qui pourrait s’avérer particulièrement difficile pour l’Ukraine.
Sur le front, la Russie semble bloquée, enchaînant des succès symboliques au prix de lourdes pertes, sans parvenir à franchir les lignes fortifiées ukrainiennes. Une mobilisation russe récente apparaît avant tout comme un moyen d’alimenter le front en effectifs.
Selon le général staff ukrainien, les pertes russes d’hier sont très lourdes avec 660 hommes tués, la destruction de 75 pièces d’artillerie, 516 véhicules de transport, 13 équipements spéciaux, 17 véhicules chenillés, trois systèmes de lancement multiple de roquettes, trois systèmes de défense antiaérienne lourds, ainsi que neuf véhicules blindés dont cinq chars.
La guerre aérienne souligne la difficulté pour les systèmes de défense ukrainiens à contrer une telle saturation d’attaques par drones. Elle pose également des questions quant à la capacité d’adaptation ukrainienne face à des bombardements élargis aux zones civiles.
Enfin, la guerre s’étend aussi à la logistique, avec la destruction de nombreux camions ukrainiens sur les axes arrière, renforçant la complexité du conflit.