Un drone sous-marin autonome britannique a tiré une torpille lourde américaine Mk 48 lors d’un essai réalisé le 13 septembre au British Underwater Test & Evaluation Centre (BUTEC) en Écosse. Cet essai, mené avec le véhicule subaquatique autonome XV EXCALIBUR de la Royal Navy, représente la première mise à feu de ce type à partir d’une plateforme sous-marine autonome alliée, selon les déclarations conjointes du Royaume-Uni et des États-Unis.
Le gouvernement britannique a décrit l’événement comme une étape majeure, soulignant qu’il s’agissait de la toute première fois qu’une torpille lourde était lancée depuis un véhicule sous-marin sans équipage, plutôt qu’un sous-marin habité. Ce tir a été réalisé dans le cadre des projets Broadsword et Trial Iron, intégrés au pilier 2 de l’alliance AUKUS, avec pour objectif de valider l’intégration mécanique, électrique, et logicielle nécessaire pour utiliser une arme américaine depuis un système autonome britannique.
L’amiral Daryl Caudle, chef des opérations navales américaines, a salué cette réussite comme un jalon historique dans la guerre sous-marine alliée, mettant en avant la interopérabilité et la puissance de combat renforcée permise par l’intégration des systèmes et armes entre alliés. La torpille Mk 48, conçue pour neutraliser navires de surface et sous-marins, utilisée lors de l’essai était une version d’exercice, l’objectif principal étant de valider les interfaces avec le véhicule autonome.
Du côté britannique, le Premier ministre Andy Burnham a mis en avant ce partenariat renforcé en intelligence artificielle et autonomie, soulignant que ce test s’inscrit dans une démarche plus large entre le Royaume-Uni, les États-Unis et l’Australie pour développer des capacités autonomes de frappe sous-marine et protéger les infrastructures critiques.
Les travaux futurs se poursuivront dans le cadre du projet CUTLASS, avec le drone Anduril Dive-XL, visant à approfondir l’intégration des charges utiles, l’architecture de commandement et de contrôle ainsi que l’emploi tactique, dans la continuité des efforts conjoints des pays AUKUS pour développer des systèmes sous-marins autonomes complémentaires aux flottes de sous-marins habités.
Ce succès, réalisé moins de sept mois après l’approbation du projet Broadsword par le bureau des capacités rapides de la marine américaine en février 2026, symbolise un changement de paradigme vers des systèmes modulaires, basés sur des logiciels ouverts et intégrant innovations commerciales et coopération alliée pour une létalité distribuée accélérée.
