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Le Royaume-Uni souhaite participer au nouveau fonds européen de sécurité et défense, appelé Security Action for Europe (SAFE), selon une réponse écrite du ministre de la Défense Luke Pollard au Parlement.

Cette démarche fait suite à l’adoption officielle de SAFE par le Conseil européen le 29 mai 2025, ainsi qu’à la signature plus tôt dans l’année d’un partenariat en matière de sécurité et de défense entre le Royaume-Uni et l’Union européenne.

Interrogé par la députée Libérale-Démocrate Victoria Collins, Luke Pollard a confirmé que le Royaume-Uni remplit désormais les critères d’éligibilité pour engager des discussions sur sa participation à l’instrument SAFE. « Nous saluons tous les efforts européens visant à augmenter les dépenses de défense et à fournir le renforcement crucial des capacités nécessaires à l’Europe », a-t-il déclaré, en évoquant à la fois le fonds SAFE et l’initiative plus large de l’UE appelée ReArm, qui vise à renforcer la production de matériel de défense.

Le fonds SAFE est conçu pour coordonner les efforts des États membres de l’UE en matière de cofinancement des achats urgents de défense et du réapprovisionnement, notamment dans le cadre du soutien continu à l’Ukraine et de la nécessité de reconstruire les stocks européens. Bien que le Royaume-Uni ne soit plus membre de l’UE, le nouveau partenariat en matière de sécurité et défense établit un cadre de coopération autour de priorités communes, notamment la collaboration industrielle et l’innovation en matière de défense.

Le ministre Pollard a précisé que le secrétaire à la Défense, John Healey, a déjà abordé l’ambition britannique d’explorer une coopération via SAFE avec le commissaire européen à la Défense et à l’Espace, Virginijus Sinkevičius Kubilius. « Conscient du rôle important que joue l’industrie de défense britannique, reconnue mondialement, pour la sécurité européenne, le secrétaire à la Défense a déjà engagé le commissaire Kubilius sur notre volonté d’examiner rapidement le potentiel d’une coopération renforcée dans le cadre de SAFE », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le Royaume-Uni poursuit ses engagements bilatéraux via d’autres canaux, notamment à travers l’accord Lancaster House 2.0 récemment actualisé avec la France, qui approfondit la coopération industrielle conjointe et la planification stratégique.

La participation au fonds SAFE représenterait un changement notable dans les relations de défense entre le Royaume-Uni et l’Union européenne post-Brexit, témoignant d’une coordination accrue face aux menaces sécuritaires partagées.