BAE Systems Hägglunds et General Dynamics Land Systems ont conclu un accord de partenariat pour proposer le véhicule tout-terrain Beowulf dans le cadre du programme canadien d’amélioration de la mobilité arctique intérieure (Domestic Arctic Mobility Enhancement).
Selon les deux entreprises, cette collaboration combine l’expertise de Hägglunds dans les véhicules tout-terrain articulés et le réseau de soutien opérationnel de GDLS au Canada. L’offre se concentre sur le Beowulf, une plateforme à double carrosserie conçue pour évoluer dans des conditions arctiques extrêmes ainsi que sur des terrains difficiles tels que la boue, le muskeg, la neige, la glace et les eaux profondes. Ce véhicule repose sur une chaîne cinématique dérivée de la famille BvS10, déjà en service auprès de huit nations, dont six membres de l’OTAN.
« La capacité arctique est cruciale pour le Canada, et le Beowulf contribuera à atteindre les objectifs stratégiques actuels et futurs grâce à sa capacité à opérer dans des températures extrêmes et des environnements inhospitaliers », a déclaré Tommy Gustafsson Rask, directeur général de BAE Systems Hägglunds. Il a également souligné que la production active et une chaîne d’approvisionnement consolidée garantiront la disponibilité des pièces détachées et favoriseront l’interopérabilité avec les forces nord-américaines.
Pour sa part, Dave Haggerty, vice-président et directeur général de GDLS Canada, a affirmé : « GDLS est fier de présenter le Beowulf de BAE Systems Hägglunds au Canada pour répondre aux besoins du projet DAME. » Il a ajouté que l’expérience de l’entreprise dans les programmes des Forces armées canadiennes lui permettrait d’offrir « des fonctionnalités conçues et fabriquées au Canada, adaptées aux exigences nationales ».
Les deux partenaires présentent le Beowulf comme une solution à faible risque, dont les performances sont éprouvées, parfaitement adaptée pour soutenir la souveraineté canadienne et assurer une présence durable dans l’Arctique. Ils insistent sur le fait que ce partenariat offrirait au Canada une plateforme capable d’évoluer aux côtés de ses alliés, tout en bénéficiant d’un soutien assuré par des structures de maintenance nationales déjà en place.