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Une mission commune de six mois à bord du porte-avions HMS Prince of Wales a permis de renforcer la coopération entre les forces navales britanniques et norvégiennes, ont indiqué la Royal Navy.

La frégate norvégienne HNoMS Roald Amundsen a joué un rôle clé aux côtés du Groupe de frappe porte-avions britannique durant l’Opération Highmast, assurant la protection du navire amiral anglais lors de déploiements en Méditerranée, au Moyen-Orient et dans la région Indo-Pacifique.

Tout au long de cette mission, la frégate Roald Amundsen a embarqué un hélicoptère Wildcat de la 815 Naval Air Squadron de la Royal Navy, accompagné de son équipage et des ingénieurs venus de la base aéronavale de Yeovilton.

Cette équipe a opéré en étroite collaboration avec l’équipage norvégien, participant à des missions dans plusieurs zones, dont l’Australie, le Japon et la Corée du Sud.

Le commandant principal Stian Schnelle, officier en chef du Roald Amundsen, a qualifié cette expérience de démonstration réussie de l’intégration anglo-norvégienne en milieu naval. « Travailler avec l’équipage de la 815 Squadron a été un véritable plaisir jusqu’à présent, c’est une preuve concrète de la coopération entre la Norvège et le Royaume-Uni », a-t-il déclaré. « Ce sont de vrais professionnels qui apportent une contribution déterminante pour que le HNoMS Roald Amundsen soit un élément crédible et efficace au sein du Groupe de frappe porte-avions et dans l’accomplissement de notre mission. »

Il a ajouté que ce partenariat ouvre la voie à l’ère des futures frégates de type Type 26, destinées à être exploitées conjointement par les deux marines dans l’Atlantique Nord. La Norvège a en effet commandé cinq unités de cette classe, prévues pour patrouiller aux côtés des bâtiments de la Royal Navy et des avions de patrouille maritime P-8 alliés.

Le commandant du Groupe de frappe porte-avions britannique, le commodore James Blackmore, a qualifié cette collaboration d’« fluide ». « Leur professionnalisme, leurs compétences et leur engagement envers la défense collective font d’eux une part intégrante de l’équipe », a-t-il souligné. « L’intégration de nos partenaires norvégiens renforce non seulement le groupe sur le plan opérationnel, mais témoigne également de notre volonté commune de garantir la sécurité et la stabilité dans l’Atlantique Nord en tant qu’alliés. »

La Royal Navy a précisé que ces dernières années ont vu un rapprochement croissant avec la Norvège dans plusieurs domaines, allant de l’entraînement annuel en Arctique des Royal Marines à des opérations conjointes impliquant des patrouilleurs, des hélicoptères Wildcat et des essais du missile Naval Strike.

Le commandant Hjalmar Rasmussen, second du Roald Amundsen, a observé que l’équipage britannique de l’hélicoptère s’était parfaitement intégré à la vie à bord. « L’équipage de l’hélicoptère est devenu une véritable partie de l’équipage et participe pleinement à toutes les activités à bord », a-t-il déclaré. « Il y a étonnamment peu de différences culturelles, et nous apprécions vraiment de bénéficier de leur point de vue sur la gestion d’un navire et de son équipage. »