Le ministère de la Défense britannique a présenté les travaux en cours visant à renforcer la puissance de feu de la flotte de surface de la Royal Navy dans le cadre d’une vaste opération de modernisation.
En réponse à une question écrite du député conservateur Andrew Rosindell, le ministre de la Défense Luke Pollard a déclaré que la Marine royale «mène un programme important pour moderniser et accroître la létalité de la flotte».
Il a souligné que «l’introduction du Sea Venom et du Naval Strike Missile constitue des éléments clés de ce programme, auxquels succéderont de nouvelles améliorations capacitaires dans les prochaines années».
Selon le ministère de la Défense, ces efforts s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à garantir que la Royal Navy conserve la capacité de faire face aux menaces maritimes évolutives grâce à des armes de précision de nouvelle génération et des mises à jour des systèmes embarqués.
Le Naval Strike Missile (NSM) a récemment réalisé son premier tir réel réussi lors de l’exercice Aegir 25, dans l’Arctique norvégien, où le HMS Somerset a lancé la missile aux côtés des forces norvégiennes et polonaises. Ce test a été qualifié par la Royal Navy de jalon majeur dans le renforcement de sa capacité de frappe, illustrant la coopération approfondie entre le Royaume-Uni et la Norvège en matière de défense maritime.
Luke Pollard avait alors insisté sur le fait que «le NSM est l’un des missiles les plus avancés de notre arsenal naval» et que son intégration «offrira à la Royal Navy et à nos alliés un avantage face à nos ennemis». Ce missile est capable d’atteindre des cibles terrestres et navales à plus de 160 kilomètres, et il est en cours d’intégration sur les frégates de type 23 et les destroyers de type 45.