Une forte agitation gagne la communauté pakistanaise de renseignement en sources ouvertes (OSINT) suite à une série dense de NOTAMs indiens et d’avertissements maritimes annonçant d’importants exercices conjoints des forces navales et aériennes à proximité immédiate de la frontière internationale. Baptisé « Exercice Trishul 2025 », ce déploiement interarmées, prévu du 30 octobre au 10 novembre près de l’estuaire contesté de Sir Creek, suscite de nombreuses spéculations sur une possible escalade, les analystes pakistanais scrutant chaque fermeture d’espace aérien à la recherche de signes de frappes préventives ou de provocations hybrides.
Les alertes, émises en rafale au cours de la dernière semaine, restreignent de vastes portions d’espace aérien et des voies maritimes le long de la frontière Gujarat-Sindh, englobant des zones sensibles telles que le Rann de Kutch. Ce qui semblait être de simples notifications routinières s’est mué en véritable tempête digitale sur des plateformes comme X (anciennement Twitter), où les comptes OSINT pakistanais, habitués à analyser les mouvements indiens, manifestent désormais une inquiétude intense. « Ce n’est pas une période d’exercices ; c’est du théâtre de dissuasion », a tweeté @OSINTdefender, un observateur régional suivi par 15 000 personnes, générant en quelques heures un grand nombre d’interactions. Les hashtags #IndiaAggression et #SirCreekAlert deviennent viraux, mêlant données vérifiées de suivi de vols à des mèmes alarmistes.
Le ministère indien de la Défense a confirmé que Trishul constitue une « validation de préparation au combat de haute intensité », mobilisant des Rafale de l’IAF basés à Ambala, des patrouilles navales P-8I Poseidon opérant depuis l’INS Rajali, ainsi que des unités mécanisées de l’armée du Rajasthan. Cette opacité, conjuguée à un second NOTAM publié le 29 octobre concernant des survols dans le secteur occidental du 2 au 11 novembre, alimente des hypothèses d’une mobilisation non déclarée. « Plusieurs NOTAM en cinq jours ? Cela trahit une intention claire », s’est exclamé un compte basé à Lahore, suivi par 50 000 personnes, dans un fil viral analysant les zones noires radar au-dessus de la mer d’Arabie.
Le déclencheur ? Le premier NOTAM indien du 25 octobre a interdit une zone de 500 milles nautiques au large du Gujarat pour des « évolutions de tir réel », rapidement suivi par un avertissement Navarea XII pakistanais annonçant ses propres tirs navals dans la même zone. Le 30 octobre, une alerte de l’armée de l’air indienne a verrouillé les secteurs nord pour des « manœuvres tactiques », empiétant selon des outils OSINT tels qu’ADS-B Exchange sur l’espace aérien revendiqué par le Pakistan. Le point culminant est intervenu le 1er novembre avec la réponse d’Islamabad : l’annonce d’un test de missile dans l’océan Indien, considéré comme un défi direct envers la posture de Delhi, selon un message explosif d’@osintPk.
L’ampleur de Trishul renforce l’appréhension : l’exercice simule des assauts amphibies et des interdictions aéromaritimes dans un cric où transitent routes de contrebande et revendications territoriales non résolues depuis 1965. Les enquêteurs OSINT, en examinant les données Flightradar24, ont observé des décollages de Su-30MKI depuis Jodhpur et des mouvements du groupe aéronaval autour de l’INS Vikramaditya vers le sud, interprétant ces déploiements comme des préparatifs pour une « escalade chirurgicale ». « L’Armée de l’air pakistanaise est en alerte maximale ; il ne s’agit pas d’exercices mais de limites testées », avertit @OsiOsint1, reprenant un sentiment partagé sur des serveurs Discord et chaînes Telegram.
| Date | NOTAM/Alerte | Portée | Réaction OSINT pakistanaise |
|---|---|---|---|
| 25 oct. 2025 | NOTAM Inde (Air/Naval) | 500 MN au large du Gujarat ; Sir Creek | « Chevauchement provocateur avec notre ZEE » – @PakDefenceHub (12 000 likes) |
| 29 oct. 2025 | NOTAM Inde #2 (Espace aérien occidental) | 2-11 nov. ; Rann de Kutch | « Deuxième en 5 jours – escalade en vue ? » – Fil viral (20 000 vues) |
| 30 oct. 2025 | Navarea XII Pakistan | Tirs en mer d’Arabie | « Œil pour œil ; l’Inde nous provoque » – @osintPk (1 000 retweets) |
| 1er nov. 2025 | Confirmation Trishul Inde | Forces interarmées, tirs réels | « Tests de missiles en riposte – mode panique » – Explosion de discussions |
Cette effervescence rappelle l’après-Balakot, où l’OSINT avait alimenté en temps réel des récits sur des avions abattus et des MiG fantômes. Aujourd’hui, des outils comme Sentinel Hub ou les traceurs ORBAT offrent aux amateurs la capacité de cartographier le déploiement indien – totalisant plus de 40 sorties quotidiennes – tandis que le Directeur général ISPR d’Islamabad publie des consignes sobres de « vigilance ». « Notre communauté est habituée à la vigilance, mais là, c’est du vertige », confie anonymement un analyste basé à Karachi. La méfiance reste vive : des accusations circulent selon lesquelles les NOTAM masqueraient des incursions de drones clandestins, avec des vidéos non vérifiées d’« incursions de l’IAF » comptabilisant des millions de vues.
Sur le plan géopolitique, le calendrier est particulièrement sensible. Alors que les élections américaines approchent et que les sommets du QUAD focalisent l’attention sur les tensions en Indo-Pacifique, Trishul illustre la stratégie indienne de gestion d’un front double, malgré les exercices simultanés de la Chine dans le nord-est.