Article de 1014 mots ⏱️ 5 min de lecture

Lors du conflit brûlant entre l’Inde et le Pakistan en 2025, une munition volante israélienne s’est imposée comme un atout décisif, contraignant les défenses aériennes pakistanaises à un véritable jeu de cache-cache radar. Le Harop, drone piégeur développé par Israel Aerospace Industries (IAI), capable de patrouiller en vol avant de plonger sur des cibles de haute valeur, a neutralisé au moins dix radars de première ligne des forces aériennes et de l’armée pakistanaises, même dans un environnement densément brouillé où les signaux GPS étaient volontairement occultés. Forts de ce succès, l’armée de l’air et l’armée indiennes envisagent désormais un renforcement massif de leurs commandes, notamment avec la version indigène Agnikaa produite par Adani, selon des sources proches du dossier.

Le conflit de mai 2025, déclenché par des attaques terroristes transfrontalières, a marqué la première guerre de drones à spectre complet en Asie du Sud, mêlant Bayraktar turcs, Wing Loong chinois et drones de précision israéliens. L’Inde a déployé plusieurs dizaines de Harop, lancés depuis des plateformes mobiles au sol, ciblant efficacement les installations pakistanaises. Pour contrer cette menace, les opérateurs pakistanais ont dû alterner l’allumage et l’extinction de leurs radars, dans une tentative désespérée d’échapper à la détection. « Le chercheur anti-radiation du Harop s’est fixé sur les émissions comme un missile à tête chercheuse dopé », a confié sous couvert d’anonymat un officier supérieur de l’armée de l’air indienne, citant les débriefings post-conflit. « Le Pakistan a dû couper ses réseaux radar en anticipant les attaques, ce qui a rendu ses défenses aveugles face à la meute. »

Ce qui rend le Harop indispensable dans ce théâtre d’opérations saturé de brouillage électronique, c’est sa capacité à opérer dans un environnement où les signaux GPS sont généralement neutralisés. En effet, le Pakistan disposait d’un réseau Link-17 national ainsi que de brouilleurs fournis par la Chine, soutenus par les avions d’attaque électronique J-16D, créant ainsi un véritable enfer électromagnétique pour perturber les drones indiens. Pourtant, grâce à son système de navigation autonome et ses capteurs électro-optiques et infrarouges (EO/IR), le Harop a maintenu une efficacité parfaite. Spécialement conçu pour la suppression des défenses aériennes adverses (SEAD), il se guide principalement à l’aide d’un récepteur passif détectant les émissions radar, rendant la dépendance au GPS inutile pour la phase terminale.

Selon des sources militaires, la performance du Harop a dépassé toutes les attentes. Lors d’une salve le 8 mai 2025, un groupe de 15 à 20 drones a réussi à éviter les interceptions pakistanaises et à détruire plusieurs radars stratégiques, notamment les AN/TPS-77 américains basés à Sialkot, les systèmes italiens Selex ES autour de Lahore, ainsi que les radar JY-27A chinois déployés dans la région du Pendjab. Malgré les affirmations pakistanaises selon lesquelles 25 Harop auraient été abattus à l’aide de missiles sol-air HQ-9 et d’artillerie antiaérienne, les évaluations indiennes estiment les pertes à moins de 10 %, le reste des drones ayant livré avec succès leurs charges explosives de 23 kg sur des points névralgiques. « Ce n’était pas seulement une destruction matérielle, mais aussi un choc psychologique », a ajouté l’officier indien. « Les pilotes pakistanais volaient aveuglément, leurs radars clignotant comme des ampoules défaillantes. »

Cette domination dans la guerre SEAD confirme la valeur éprouvée du Harop, déjà testée lors des affrontements au Haut-Karabakh en 2020, mais ici exacerbée par la complexité et la densité du spectre électromagnétique sud-asiatique. Offrant une endurance de neuf heures et une portée opérationnelle de 200 km, chaque drone patrouille à 3 000 mètres d’altitude, détectant ses cibles avant de s’autodétruire à l’impact. La commande initiale de l’Inde en 2018 comprenait 25 systèmes, soit environ 200 munitions, pour un montant de 100 millions de dollars. Ces stocks se sont rapidement entamés durant les dix jours de combat.

Type de cible Origine Radars neutralisés Sites clés affectés
AN/TPS-77 États-Unis 4 Bases de Sialkot et Rawalpindi
Selex ES RAT-31DL Italie 3 Secteur de Lahore et bases avancées
JY-27A Chine 3 Frontière du Pendjab, QG de l’artillerie de l’armée
Total 10+ Réseau de défense aérienne PAF/armée perturbé

Les enseignements tirés de ce conflit entraînent désormais une forte accélération des acquisitions. L’armée de l’air indienne prévoit de passer commande pour 50 systèmes supplémentaires d’ici la mi-2026. Par ailleurs, l’armée de terre, qui a intégré ces munitions volantes dans ses brigades d’artillerie, souhaite acquérir 100 unités supplémentaires dédiées à la surveillance des frontières. Toutefois, la priorité manifeste est donnée à la politique « Make in India » : Adani Defence & Aerospace a développé le drone Agnikaa, une version sous licence du Harop, dont la production de masse est prévue à la nouvelle usine EDGE de Hyderabad, permettant de réduire de 40 % les coûts et la dépendance aux importations.

L’Agnikaa reprend les caractéristiques principales de son ancêtre israélien : temps de vol de neuf heures, charge explosive à fragmentation de 23 kg et capteurs modulaires anti-radar ou EO/IR. Il intègre néanmoins des améliorations propres à l’Inde, telles que la compatibilité avec les liaisons de données du missile surface-air Akash et des capteurs BrahMos. « Nous avons localisé 70 % de la cellule et de l’avionique », a révélé un cadre d’Adani. Lancé en phase d’essai fin 2023, ce produit issu d’une coentreprise avec IAI permet une réactivité accrue dans la reconstitution des stocks, un impératif résultant de l’opération Sindoor et de la demande militaire pour une « capacité de surge » face à d’éventuelles escalades.