Article de 643 mots ⏱️ 3 min de lecture

Les forces armées indiennes ont profondément révisé leur plan opérationnel « Opération SINDOOR 2.0 », marquant un tournant majeur dans leur stratégie de contre-terrorisme. Le délai de riposte, qui s’étirait auparavant sur environ deux semaines, comme lors des frappes de Balakot en 2019 ou de l’Opération Sindoor en 2025, est désormais réduit à seulement 24 à 48 heures. Cette compression du cycle décision-action vise à paralyser les préparatifs adverses, privant le Pakistan du temps nécessaire pour renforcer ses défenses, diffuser de la désinformation et solliciter la sympathie internationale. Face aux tensions persistantes le long de la Ligne de Contrôle (LoC), New Delhi affirme ainsi son intention de considérer le terrorisme transfrontalier comme un casus belli immédiat justifiant une riposte rapide et puissante.

Cette annonce, initialement révélée via un message viral sur X par l’analyste en défense @TheLegateI, a rapidement suscité un débat intense au sein des cercles militaires et sur les réseaux sociaux, dépassant 88 000 consultations en moins de 24 heures.

Pour comprendre l’enjeu, il faut revenir à février 2019 : l’attentat-suicide de Pulwama du 14 février, qui fit 40 morts parmi les forces CRPF, déclencha les frappes aériennes ciblées contre des camps de Jaish-e-Mohammed (JeM) à Balakot le 26 février. Ce délai de 12 jours permit à Islamabad de renforcer ses défenses aériennes, de nier toute implication et de présenter l’Inde comme l’agresseur. Pendant l’affrontement aérien qui s’ensuivit, les F-16 et JF-17 pakistanais abattirent un MiG-21 indien et capturèrent l’escadron Abhinandan Varthaman, exacerbant la crise diplomatique.

Avançons jusqu’en mai 2025 : l’Opération Sindoor, réponse pluridomaine indienne à l’attaque du 22 avril à Pahalgam (26 civils tués par The Resistance Front, une façade du Lashkar-e-Taiba), suivait ce même schéma temporel avec une riposte déclenchée seulement 15 jours après, le 7 mai. Les frappes ciblèrent neuf bases terroristes en Jammu-et-Cachemire sous administration pakistanaise (PoJK) et sur le territoire pakistanais, notamment le quartier général du LeT à Muridke et la base du JeM à Bahawalpur.

En 88 heures, l’Indian Air Force (IAF) déploya des missiles supersoniques BrahMos depuis des Su-30MKI, des munitions autonomes comme les drones Harop, et des armes à longue portée depuis les Rafale, détruisant 11 à 13 bases aériennes pakistanaises (Nur Khan, Rahim Yar Khan) et des radars à Lahore et Gujranwala. L’Inde abattit au moins cinq avions pakistanais ainsi qu’un AWACS, tout en repoussant 300 à 400 drones de représailles grâce aux systèmes S-400 et Akashteer, marquant la première « guerre sans contact » de la région.

Cependant, ce délai de plus de deux semaines coûta cher : le Pakistan inonda les médias internationaux de rapports non vérifiés concernant des Rafale abattus, lança 36 heures après les frappes des barrages de missiles sur 15 sites indiens, et engagea une médiation américaine pour désamorcer la crise dès le 10 mai. Une analyse du Carnegie Endowment souligne que ce temps de préparation octroyé à l’adversaire favorisa sa contre-mobilisation et sa guerre narrative, diminuant l’avantage initial de l’Inde dans l’escalade.

Le nouveau concept, validé lors des récentes conférences des commandants d’armée consacrées au retour d’expérience de Sindoor, intègre désormais un renseignement, surveillance et reconnaissance (ISR) en temps réel via satellites, drones et système intégré de commandement et de contrôle aérien (IACCS). Cette approche permet de valider les objectifs en quelques heures au lieu de plusieurs jours. Par ailleurs, une matrice « ligne rouge » pré-approuvée par les autorités politiques supprime les longues séances du Comité de Sécurité du Cabinet, autorisant les commandants en théâtre à lancer des opérations immédiates.