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Les récits récemment déclassifiés de l’opération Sindoor dévoilent une composante essentielle de la défense aérienne indienne : le radar multifonction de surveillance, de suivi et d’orientation (MF-STAR), intégré au système de missile sol-air de moyenne portée (MRSAM). Originaire d’Israël et fonctionnant sur la bande S avec une antenne AESA, ce radar ultraperformant dispose d’une portée de détection dépassant 450 km. Il a joué un rôle majeur en validant les frappes précises des missiles S-400 « Sudarshan » sur des avions de l’aviation pakistanaise lors des affrontements de mai 2025.

Selon des informations exclusives, le MF-STAR amélioré au nitrure de gallium (GaN) a confirmé les éliminations d’avions F-16 et JF-17 enregistrées par le S-400, identifiant notamment le premier JF-17 abattu lors de la première nuit de l’opération. Cet appareil pakistanais avait lancé une salve de missiles PL-15E dans l’espace aérien indien peu avant d’être détruit en représailles.

Durant ces quatre jours d’opérations, qui constituaient la réponse graduée de l’Inde à l’attaque terroriste de Pahalgam, les radars MF-STAR ont organisé un maillage redondant et multi-nœuds. Cette architecture a permis de réduire drastiquement les fausses alertes tout en assurant une traçabilité rigoureuse des impacts. Si les missiles à longue portée 40N6E du S-400 ont permis de porter des frappes stratégiques, la poursuite continue des cibles par le MF-STAR a garanti que chaque fumée aperçue se traduisait par une destruction avérée. Ce cadre illustre parfaitement la doctrine IAF d’une « chaîne de destruction intégrée », où aucun capteur ne fonctionne de manière isolée.

Développé par la société israélienne Elta Systems, filiale d’Israel Aerospace Industries (IAI), et cofabriqué avec Bharat Electronics Limited (BEL) dans le cadre du programme MRSAM, le radar EL/M-2248 MF-STAR se caractérise par ses quatre faces à antennes AESA à balayage électronique actif. Optimisé pour la surveillance simultanée des espaces aériens et terrestres, il délivre une puissance permettant de détecter des cibles de taille comparable à un avion de chasse à plus de 450 km. Les modules d’émission-réception GaN intégrés sur les variantes indiennes offrent une sensibilité accrue, une meilleure résistance aux brouillages électroniques et une faible probabilité d’interception.

Dans l’architecture MRSAM, le MF-STAR constitue le centre nerveux du système. Associé à des lanceurs verticaux tirant des missiles intercepteurs Barak-8 (portée entre 70 et 100 km), il détecte les menaces, guide les missiles en vol et assure la surveillance jusqu’à la phase terminale d’interception. Pendant l’opération Sindoor, les batteries mobiles déployées sur les frontières du Pendjab et du Rajasthan ont formé un écran intermédiaire, complémentaire de la portée stratégique du S-400 et de la couverture tactique offerte par l’Akash-NG.

« Le rôle du MF-STAR était essentiellement médico-légal », a déclaré un opérateur radar de haut rang. « Il cartographiait en temps réel le champ de bataille, recoupant les engagements du S-400 pour éliminer les signaux électroniques fantômes. » Cette double validation s’est révélée cruciale dans un environnement saturé de moyens de guerre électronique, où les leurres et les tentatives de brouillage pakistanais visaient à désorienter les défenses indiennes.

La valeur opérationnelle du MF-STAR a été éprouvée dès les premières heures de l’opération Sindoor, le 7 mai 2025, lorsque des avions pakistanais, équipés d’avioniques chinoises, ont sondé les défenses indiennes après les frappes initiales de l’IAF contre des camps terroristes LeT/JeM.

Un JF-17 évoluant à 15 000 mètres, confiant dans sa capacité à engager à longue distance, a été repéré à 180 km à l’est par une batterie S-400 stationnée à Adampur, dirigée par le Group Captain Animesh Patni, lauréat de la Vir Chakra. Le radar Grave Stone a acquis la cible avant qu’un missile 48N6DM ne soit lancé à Mach 14 vers l’avion adversaire.

Un radar MF-STAR co-localisé au sein d’une batterie MRSAM, connecté au réseau de fusion de données du S-400, a récupéré la cible à 320 km, suivant les manœuvres du JF-17 qui tentait d’échapper aux multiples impulsions de brouillage électronique (ECM) pakistanais. « Les antennes GaN ont su percer le bruit ambiant », a précisé notre source, indiquant que la surveillance continue à 360 degrés par le MF-STAR a permis de maintenir la traque jusqu’à l’impact du missile sur le fuselage du JF-17, au-dessus de Bahawalpur, à 120 km à l’intérieur du territoire pakistanais. Les données télémétriques issues des débris et des transpondeurs ont confirmé l’abattage en moins de 90 secondes, évitant ainsi toute contestation ultérieure.

L’algorithme de suivi multi-hypothèses du MF-STAR a écarté 40 % des fausses pistes, garantissant que les missiles S-400 n’étaient pas gaspillés sur des cibles fictives. Le tandem S-400 – MF-STAR est devenu l’expression avancée du Système Intégré de Commandement et de Contrôle Aérien (IACCS) indien, où capteurs russes, israéliens et indigènes collaborent via des liaisons à fibre optique. Pendant l’opération Sindoor, cette fusion technologique a permis d’atteindre un taux de confirmation des kills de 95 %, selon les données internes de l’IAF, un résultat nettement supérieur aux opérations menées avec des systèmes isolés. La neutralisation du JF-17 dès la première nuit a particulièrement sapé le moral des forces aériennes pakistanaises, amenant une réévaluation doctrinale en faveur d’utilisations accrues des drones pour les missions de reconnaissance.