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Dans un témoignage visuel fort des menaces croissantes de la guerre moderne, des photographies en provenance d’une base de l’armée indienne à Ambala révèlent des chars de combat principaux T-72 Ajeya équipés de cages anti-drone dites « cope cages » — des structures métalliques improvisées en hauteur destinées à contrer les drones attaquant par le dessus. Ces chars arborent désormais une antenne mystérieuse fixée au sommet de cette cage, une première observée qui suscite des hypothèses parmi les experts en défense sur des capacités accrues de guerre électronique ou de détection en temps réel des drones, face à la montée des menaces aériennes sans pilote le long des frontières indiennes.

Les images, prises lors d’une revue d’équipement de routine à Ahilyanagar selon des sources, montrent un T-72 camouflé avec des tons olives et sable se fondant dans le décor environnant, stationné devant un bâtiment militaire de style colonial. Un groupe de militaires en uniforme, comprenant des officiers coiffés de bérets verts et de casquettes à visière, inspecte le véhicule, illustrant l’évaluation directe sur le terrain. La cage de protection, un treillis soudé d’acier formant un abri au-dessus de la tourelle et du compartiment moteur, domine la scène. Son design rappelle les adaptations rapides popularisées lors des combats d’usure en Ukraine. Mais c’est l’antenne verticale, élancée et s’élevant telle un vigile au sommet de la cage, qui retient particulièrement l’attention, n’ayant jamais été vue sur les versions indiennes précédentes.

Ces « cope cages », nommées ainsi un peu ironiquement pour leur fonction de « coping » face aux drones kamikazes à bas coût, se sont largement répandues dès l’invasion russe de l’Ukraine en 2022, en tant que contre-mesure face aux drones-suicides en vue à la première personne (FPV) équipés d’unroquettes RPG. Ces structures ont pour but de provoquer la détonation prématurée des menaces entrantes, protégeant ainsi l’armure vulnérable des toits contre des attaques venues d’en haut, qui contournent les blindages inclinés classiques.

L’adoption par l’armée indienne s’est accélérée après l’opération Sindoor en mai 2025, lors de laquelle des essaims pakistanais de drones FPV ont ciblé des colonnes blindées. Cette évolution traduit un changement doctrinal vers des combats hybrides mêlant drones et chars. Parmi plus de 2 400 T-72 composant le socle de la force blindée indienne, les améliorations récentes comprennent ces cages protectrices ainsi que des protections additionnelles comme des rideaux de chaînes dits « balles et chaînes » et des plaques pour le moteur, offrant une protection multicouche. Ces dispositifs déployés depuis mars 2025 ont été observés dans des secteurs avancés tels que le Ladakh et le Rajasthan, les chaînes suspendues aux cages servant à accrocher les rotors des drones ou à provoquer l’explosion de leurs détonateurs en amont.