Une nouvelle frappe de drone menée contre le groupe insurgé NSCN-K (Yung Aung) le long de la frontière indo-myanmarienne dans l’État d’Arunachal Pradesh a fait au moins cinq morts parmi les militants, rapportait le Deccan Chronicle. Cette opération fait suite à une attaque similaire ciblant des camps de l’ULFA (Independent).
Les autorités de sécurité ont précisé qu’un dirigeant de haut rang du NSCN-K (YA) a été grièvement blessé lors de cette attaque menée par drone. Parmi les cinq militants tués figuraient également trois gardes du corps d’un cadre supérieur de la faction, qui a pu s’échapper avec des blessures.
Bien que les forces de sécurité déployées dans cette zone soient restées discrètes sur les détails de l’opération, des sources indiquent que les camps visés servaient supposément de refuges à des personnes impliquées dans les récentes attaques contre des installations de sécurité indiennes.
Cette frappe intervient peu de temps après une embuscade survenue dans la nuit du 16 octobre, quand des insurgés ont attaqué un poste avancé (COB) des Assam Rifles près de Manmao, dans le district de Changlang. Deux membres des Assam Rifles avaient alors été blessés.
Le NSCN-K (Yung Aung) a condamné le mardi suivant ce qu’il qualifie « d’attaques par drones indiennes » sur le village de Khenmoi-Loiyi, dans la région de l’Est Konyak, survenues le lundi soir. Selon le groupe, ces frappes auraient causé la mort de deux civils – un homme de 27 ans et une fillette de 8 ans – et fait quatre autres blessés graves.
Dans un communiqué, le département des relations publiques du NSCN-K a dénoncé un « acte clair de génocide », dénonçant les attaques contre des civils innocents, notamment des enfants, comme inacceptables et contraires aux normes internationales. L’organisation affirme qu’il s’agit de la seconde frappe drone ciblée délibérément contre des civils nagas cette année, faisant référence à un incident similaire datant du 13 juillet 2025.