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Durant la nuit, l’Ukraine a frappé un oléoduc à Samara en Russie, une raffinerie de gaz à Orenbourg, ainsi qu’un dépôt de carburant à Berdiansk, en territoire occupé. Steve Witkoff, envoyé spécial des États-Unis auprès de la Russie, d’origine russe, a exigé d’Ucrainiens qu’ils capitulent et remettent la région de Donetsk à la Fédération de Russie. Cette revendication concerne une zone où une grande partie reste encore sous contrôle ukrainien, et Witkoff s’appuie sur la propagande russe pour justifier sa demande.

Le bombardement de ces installations stratégiques vise à perturber la logistique militaire russe sur le front sud. La frappe du dépôt de carburant à Berdiansk, près de la mer d’Azov, affecte l’approvisionnement énergétique des forces russes, déjà fragilisé par des attaques similaires sur des dépôts en Crimée, notamment à Feodosia, ainsi que par la coupure des voies ferrées dans le sud de l’Ukraine occupée.

Steve Witkoff, proche de l’entourage de l’ancienne administration Trump, a ainsi exercé des pressions auprès de la délégation ukrainienne pour qu’elle abandonne la région de Donetsk, invoquant le fait que la majorité de ses habitants parle russe, un argument largement exploité par le Kremlin. Selon le Washington Post, ce positionnement correspond à la volonté de Vladimir Poutine d’obtenir des gains territoriaux conséquents, logique appuyée directement par le président américain lors d’un appel téléphonique. Ce revirement illustre la pression politique de la faction prorusse au sein des États-Unis, qui souhaite que la Russie soit récompensée pour son invasion illégale et que l’Ukraine renonce à des villes fortement défendues comme Pokrovsk, Kramatorsk ou Sloviansk, que la Russie n’a pas réussi à conquérir après près de quatre ans de conflit.

Cette invocation répétée des arguments de la propagande russe trahit la ligne suivie par Witkoff et certains responsables américains, reflétant une volonté manifeste de voir l’Ukraine céder face à l’agresseur. Cette position se traduit notamment par le refus de livrer certains armements avancés comme les missiles de croisière Tomahawk, soulignant un soutien discret à la victoire russe.

Il est important de souligner que céder un territoire défendu depuis longtemps équivaut clairement à une capitulation.

Par ailleurs, la situation sur le terrain reste dynamique. Des images récentes montrent des incendies majeurs à la raffinerie de gaz d’Orenbourg et à celle de Samara, conséquences des bombardements ukrainiens. De plus, des opérations typiques de la guerre électronique et de reconnaissance sont toujours en cours, comme en témoigne une vidéo montrant un soldat russe surpris par un drone FPV à fibre optique ukrainien.

Sur un autre front, l’amiral James Stavridis, ancien commandant allié de l’OTAN, s’est exprimé sur la menace croissante que représente la Russie dans la mer Baltique. Il prévoit une intensification des opérations hybrides russes et insiste sur la nécessité pour l’OTAN de répondre fermement à toute action hostile déguisée en activité civile.

« L’OTAN doit réunir des preuves irréfutables des actions malveillantes menées par des navires russes prétendant être civils ; les saisir pour des fouilles approfondies ; poursuivre les membres d’équipage impliqués dans des actes hostiles ; et détruire ces navires lorsque les preuves sont claires. Cela enverrait un message fort à Poutine sur les conséquences de la guerre hybride. Comme toujours face à Moscou, la clé est simple : répondre avec des niveaux de force judicieux mais sérieux. »

Cette analyse souligne la complexité du conflit, qui allie enjeux militaires, politiques et informations stratégiques. Elle rappelle aussi la proximité géographique et géopolitique majeure de cette guerre pour l’Europe et ses alliés.

Razom do peremohi ! Smert voroham ! (Ensemble vers la victoire ! Mort aux ennemis !)