Le cinquième plus grand site de raffinage russe est en proie à un incendie dans la région de Iaroslavl, au nord de Moscou. La pénurie croissante d’essence en Russie conduit le pays à envisager l’importation de carburants raffinés, tandis que les droits d’importation sur ces produits ont été supprimés après que 38 % de la capacité de raffinage russe aient été mis hors service avant même le sinistre à Iaroslavl. Par ailleurs, la Marine française a intercepté un supertanker russe, escorté jusqu’au port de Saint-Nazaire en France.
La situation est particulièrement difficile pour l’industrie pétrolière russe. L’incendie en cours touche une unité ayant une capacité d’environ 6 millions de tonnes par an sur un total de 15,7 millions de tonnes pour le site, qui est le cinquième plus important du pays après ceux d’Omsk, Kirishi, Riazan et Nijni Novgorod. Ce sinistre aura vraisemblablement des répercussions sur l’approvisionnement en carburant de la région moscovite, principale zone desservie par cette raffinerie.
Avant cet incendie, déjà le 28 septembre, 38 % de la capacité nationale de raffinage russe était hors service, selon des données relayées par RBC, une source proche des autorités. Officiellement, les Russes démentent que cet incendie soit le résultat d’une attaque ukrainienne.
Face à cette défaillance industrielle significative, la Russie prépare désormais l’importation de carburants raffinés, particulièrement d’essence, pour pallier un déficit estimé à 20 % de la consommation mensuelle nationale. Ce changement s’accompagne de la suppression des droits de douane à l’importation sur ces produits, une mesure destinée à faciliter leur acquisition à l’étranger.
Sur le plan maritime, la Marine française a récemment intercepté un supertanker russe en provenance du port de Primorsk, sur le golfe de Finlande, et se dirigeant vers Vadinar, en Inde. Ce pays soutient ouvertement le Kremlin dans son invasion de l’Ukraine. Le navire, inscrit sous pavillon béninois et connu sous les noms BORACAY ou PUSHPA, fait l’objet de sanctions internationales et a refusé d’obtempérer aux ordres donnés par la Marine française, qui a dû le maîtriser et le faire escorter jusqu’à l’ancrage de Saint-Nazaire pour enquête judiciaire.
Cette interception illustre un durcissement notable de la posture française dans la lutte contre les contournements des sanctions visant la Russie. Le navire est actuellement sous le contrôle des autorités françaises, qui enquêtent sur d’éventuelles infractions au droit pénal maritime et commercial.
Note : la situation militaire en Ukraine reste également électrique, avec le récent décès du maire pro-russe de Nova Kakhovka, en territoire occupé, à la suite d’une attaque par drone ukrainien.