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Le chef de l’Armée de l’air indienne (IAF), le maréchal de l’air Amar Preet Singh, a confirmé comment l’Inde a déjoué la surveillance satellitaire chinoise lors du conflit Inde-Pakistan de 2025, baptisé Opération Sindoor. Ce court mais intense affrontement de quatre jours, déclenché par une attaque terroriste à Pahalgam, Jammu-et-Cachemire, le 22 avril 2025, a vu l’ingéniosité stratégique indienne neutraliser les tentatives pakistanaises visant les systèmes de défense aérienne S-400, malgré une importante aide issue des satellites chinois, rendue inefficace grâce à la mobilité supérieure des S-400 indiens.

La stratégie pakistanaise reposait largement sur l’intelligence satellite chinoise, en particulier sur la série Yaogan de Pékin, composée de plus de 290 plateformes militaires à double usage capables d’imagerie à haute résolution. Ces satellites, dont le Shiyan-24C, effectuaient des survols répétés des sites indiens équipés de S-400 ainsi que des bases aériennes clés telles que Suratgarh et Sirsa, avec pour objectif de fournir des données de ciblage en temps réel. Toutefois, les Forces cyber et spatiales indiennes, sous l’égide de la Defence Space Agency (DSA), ont exploité des capacités avancées de Surveillance Spatiale (SSA) et des modèles orbitaux assistés par intelligence artificielle pour anticiper avec une précision remarquable les survols satellites.

Les régiments S-400 indiens, chacun équipé de jusqu’à 12 lanceurs mobiles montés sur camions pour un redéploiement rapide, étaient déployés en avant et extrêmement mobiles, a confirmé le maréchal de l’air Singh. Des alertes cryptées en temps réel ont permis aux commandants de terrain de repositionner intégralement les batteries de S-400 en quelques minutes dès la détection du passage imminent d’un satellite. Cette agilité tactique a garanti que, lorsque le Pakistan a lancé deux missiles CM-400AKG en se basant sur des informations fournies par les satellites chinois, les unités S-400 avaient déjà été déplacées en toute sécurité. Les missiles ont ainsi frappé des emplacements vides, sans causer de dommages aux capacités de défense aérienne indiennes.

La capacité de redéploiement en moins de cinq minutes des S-400, combinée à leur suite radar avancée comprenant les radars 91N6E Big Bird et 92N6E Grave Stone, a rendu les frappes pakistanaises inefficaces. La mobilité du système a contrecarré l’exploitation des données satellitaires, tandis que ses capacités de guerre électronique, soutenues par la National Technical Research Organisation (NTRO), ont brouillé les signaux de liaison descendante des satellites, perturbant davantage les efforts de ciblage pakistanais. Le maréchal de l’air Singh a souligné que cette mobilité, alliée à des renseignements prédictifs, a été déterminante pour neutraliser l’axe sino-pakistanais dans sa tentative de compromettre la défense aérienne indienne.

Le Pakistan avait revendiqué que ses chasseurs JF-17 Thunder, armés de missiles CM-400AKG, avaient détruit un système S-400 à Adampur, une affirmation relayée par les médias d’État chinois. Cependant, ces allégations ont été démenties lorsque le Premier ministre Narendra Modi a visité le site intact d’Adampur le 13 mai 2025, et que des images satellites fournies par Maxar ont confirmé l’absence de dégâts aux installations indiennes. En revanche, les bases aériennes pakistanaises de Sargodha et Bholari présentaient des cratères visibles causés par les frappes BrahMos de l’IAF, illustrant ainsi l’asymétrie du conflit.

Le succès de l’IAF à déjouer les satellites chinois souligne la montée en puissance de l’Inde dans les domaines de la guerre spatiale et cyber. L’opération a également révélé les vulnérabilités liées à la dépendance pakistanaise aux systèmes chinois, le missile CM-400AKG, promu comme un « tueur de porte-avions » avec une capacité d’attaque terrestre, s’étant avéré inefficace contre les S-400 en raison de son absence de furtivité et de sa maniabilité limitée. Cet échec pousse Islamabad à se tourner vers la Chine pour acquérir des technologies de missiles hypersoniques avancés, ce qui témoigne d’une escalade possible dans la course aux armements régionale.