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Le ministère britannique de la Défense a annoncé que le Royaume-Uni participera à la construction d’avions militaires pour les États-Unis pour la première fois depuis plus de cinquante ans, dans le cadre d’un nouveau contrat avec Boeing.

Cette opération devrait créer plus de 150 emplois à Birmingham et en maintenir 190 autres à travers le pays. Le contrat prévoit la conversion de deux avions de ligne Boeing 737 en prototypes d’avions de surveillance et d’alerte avancée E-7A Wedgetail destinés à l’US Air Force. Le ministère de la Défense indique que ce projet générera plus de 36 millions de livres sterling pour l’économie britannique.

John Healey, secrétaire à la Défense, a déclaré : « Les relations entre le Royaume-Uni et les États-Unis n’ont jamais été aussi solides, et ce nouveau contrat avec Boeing crée et soutient des centaines d’emplois à travers le pays – faisant de la défense un moteur de croissance tout en renforçant notre sécurité collective. »

Le Royaume-Uni a déjà commandé trois appareils Wedgetail pour la Royal Air Force, dont l’entrée en service est prévue en 2026. L’E-7 est équipé d’un radar et de capteurs avancés capables de détecter des aéronefs hostiles, des missiles ou des drones à plus de 480 kilomètres de distance.

Le programme soutient actuellement 190 emplois en Grande-Bretagne, dont 130 à Birmingham. L’expansion des activités de Boeing ajoutera ces nouveaux postes lors du début des travaux sur les deux appareils destinés aux États-Unis. Plus de 40 fournisseurs basés au Royaume-Uni sont déjà impliqués, notamment ceux qui appuient les nouvelles installations mises en place à la base aérienne de RAF Lossiemouth.

Selon le ministère de la Défense, cette annonce suit le lancement de la Stratégie industrielle de défense, qui prévoit 250 millions de livres pour de nouveaux accords de croissance et 182 millions pour des programmes de formation aux compétences.

La flotte d’E-7 Wedgetail servira aussi bien les forces britanniques qu’américaines, le ministère insistant sur le fait que ces systèmes partagés amélioreront l’interopérabilité et renforceront le partenariat transatlantique en matière de défense.