Inde et Japon ont fermement condamné vendredi l’attaque terroriste de Pahalgam et ont exigé que les auteurs, organisateurs et financiers de cet acte répréhensible soient rapidement traduits en justice.
Dans une déclaration commune publiée à l’issue du sommet entre le Premier ministre indien Narendra Modi et son homologue japonais Shigeru Ishiba, les deux pays ont également appelé à des actions concertées contre toutes les organisations terroristes inscrites sur la liste de l’ONU, y compris Lashkar-e-Taiba (LeT), Jaish-e-Mohammad (JeM) ainsi que leurs groupes affiliés.
« Les deux Premiers ministres ont condamné sans équivoque et avec force le terrorisme et l’extrémisme violent sous toutes leurs formes, y compris le terrorisme transfrontalier », précise la déclaration commune.
Ils ont dénoncé avec la plus grande fermeté l’attaque terroriste survenue à Pahalgam, dans le Jammu-et-Cachemire, le 22 avril dernier, et ont pris note du rapport de l’équipe de surveillance du Conseil de sécurité de l’ONU daté du 29 juillet, qui mentionne le groupe The Resistance Front (TRF).
Le Premier ministre Modi a expliqué que le TRF avait revendiqué la responsabilité de cette attaque ayant fait 26 victimes, ce dont le Premier ministre Ishiba s’est dit préoccupé.
« Ils ont demandé que les auteurs, organisateurs et financeurs de cet acte répréhensible soient traduits en justice sans délai », insiste le communiqué.
« Ils ont également appelé à des actions concertées contre tous les groupes terroristes et entités inscrits par l’ONU, notamment Al-Qaïda, ISIS/Daesh, Lashkar-e-Taiba (LeT), Jaish-e-Mohammad (JeM) et leurs groupes affiliés, ainsi qu’à prendre des mesures résolues pour éradiquer les refuges terroristes, éliminer les circuits de financement du terrorisme et leur lien avec la criminalité transnationale, et stopper les mouvements transfrontaliers des terroristes », ajoute le texte.
Les deux Premiers ministres ont par ailleurs exprimé leur soutien à une paix juste et durable en Ukraine, conformément au droit international, notamment à la Charte des Nations unies. Ils ont salué les efforts diplomatiques en cours menés par plusieurs pays pour parvenir à cette paix durable.
Ils ont réaffirmé leur engagement pour la paix et la stabilité au Moyen-Orient, en appelant toutes les parties concernées à faire preuve de retenue, protéger les populations civiles, respecter le droit international et s’abstenir de toute action susceptible d’aggraver la situation et de compromettre la stabilité régionale.
Exprimant une vive inquiétude face à la situation humanitaire à Gaza, les deux dirigeants ont souligné l’importance cruciale d’un accord entre les parties pour la libération de tous les otages, un cessez-le-feu immédiat et durable, ainsi que la nécessité de répondre à la détérioration de la crise humanitaire.